Saint-Philbert-sur-Risle : un terrain communal pour aider un jeune maraîcher à se lancer

Pour aider un jeune maraîcher en bio à s'installer, la commune de Saint-Philbert-sur-Risle, près de Pont-Audemer lui met un terrain à disposition gratuitement. Jonathan Duhamel devrait lancer la vente directe sur l'exploitation en juillet 2019.

Jonathan Duhamel, 23 ans pratique le maraîchage sol vivant, à Saint-Philbert-sur-Risle (Seine-Maritime).
Jonathan Duhamel, 23 ans pratique le maraîchage sol vivant, à Saint-Philbert-sur-Risle (Seine-Maritime). © France 3 Normandie
Il n'est pas toujours aisé de s'installer lorsque l'on a la fibre agricole. Pour acheter un terrain, il faut avoir le statut d'exploitant et sans terrain, difficile de créer son activité. Jonathan Duhamel, 23 ans, a eu l'idée de s'adresser à la mairie de Saint-Philbert-sur-Risle (Eure) pour qu'elle lui mette un terrain communal à disposition. Le projet a séduit le conseil municipal. Et voici donc Jonathan locataire à titre gratuit d'une surface de trois hectares. Deux chalets lui ont également été offerts pour le rangement de ses outils. 


A partir du moment où le terrain était disponible, qu'on avait un jeune qui avait un projet et qui n'avait pas de pognon, j'ai considéré que Saint-Philbert devait être solidaire de son projet" explique Francis Courel, maire de Saint-Philbert-sur-Risle.

La mairie de Saint-Philbert-sur-Risle met à disposition un terrain pour un jeune maraîcher ©France 3 Normandie


"Du maraîchage sol vivant"


Jonathan Duhamel a choisi de s'installer en agriculture biologique. Il va encore plus loin en pratiquant le maraîchage sol vivant. Il s'agît d'une technique qui limite au maximum le travail du sol. Il installe par exemple de la paille au pied de ses productions. La paille nourrit la terre, évite les arrosages et attire une microfaune améliorant la croissance des fruits et légumes. 
 

Une année test


Les premiers légumes sont sortis de terre au début du printemps. Ce sont surtout des radis. Jonathan Duhamel a planté de nombreuses variétés en petite quantité. Il souhaite 
ainsi tester celles qui s'adaptent mieux à son terroir. Dès le mois de juillet 2019, il pourra démarrer la vente directe sur l'exploitation du "potager légendaire". A terme, Jonathan aimerait pouvoir fournir la cantine de l'école, située juste à côté de son terrain. 
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