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Caen : débat sur la LGV

© France 3 Basse-Normandie
© France 3 Basse-Normandie

C'était la 1ère des 6 réunions publiques qui se tiendront en Basse-Normandie.

Par Catherine BERRA, Marc SADOUNI

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Débat public sur la NLPN à Caen

Faut-il construire une nouvelle ligne pour faire rouler les trains entre Paris et la Normandie ? Chacun peut venir donner son avis dès ce soir. La commission Nationale du Débat Public organise une première réunion en Basse-Normandie ce soir au Centre des Congrès de Caen


Cette réunion s'est déroulée mardi soir au Centre des congrès Albert Sorel de Caen. Elle était ouverte à tous. 


Un dialogue parfois serré entre des écologistes venus en nombre, peu enclins à voir dépenser entre 10 et 15 milliards d'euros pour "gagner une demi-heure entre Caen et Paris", et des partisans d'une ligne nouvelle, condition, selon eux, du développement économique de la Basse-Normandie.

Dans la salle, outre de nombreux acteurs du monde socio-économique, des habitants majoritairement du Calvados, mais aussi quelques Manchots.
Des citoyens bien décidés à affirmer que cette nouvelle ligne ne profiterait guère qu'au Calvados, et que ces réunions publiques avaient un goût d'avant élection présidentielle.

Après la réunion d'ouverture à Rouen la semaine dernière, la première des six réunions bas-normandes du débat public pour la future ligne nouvelle Paris-Normandie a lieu ce soir à Caen.


Les trois tracés de la future ligne ferroviaire à 250 km/h entre Paris et Rouen, Le Havre et Caen y seront détaillés.


Le premier scénario prévoit un décrochement de la ligne au sud de Rouen au niveau de Louviers - Val-de-Reuil dans le nord de l'Eure.

Le deuxième place la bifurcation vers la Basse-Normandie à Évreux avec une nouvelle gare dans la capitale de l'Eure.

Une troisième piste nettement plus hypothétique en raison de son coût beaucoup plus élevé prévoit un embranchement vers Le Havre et Caen au niveau de Pont-Audemer et la réalisation d'un tunnel sous la Seine.

La Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) serait financée par Réseau ferré de France, l'État et les collectivités locales (régions, départements et agglomérations) pour une mise en service en 2020 ou 2023 dans le meilleur des cas ! L'investissement est de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros.


A l'issue de ces réunions publiques qui ne sont que consultatives, une commission de cinq membres rédigera un rapport en mars. Réseau ferré de France, maître d'ouvrage, décidera en juin d'engager ou non ce grand chantier.


Le débat de ce soir à Caen débutera par une présentation des trois tracés par RFF. Puis le public pourra intervenir. A Rouen la semaine dernière, on a surtout entendu les élus et les responsables de RFF. Le public n'a pu que peu s'exprimer à la toute fin de la réunion.

Malgré le consensus qui semble se dégager autour de cette future ligne grande vitesse, il existe aussi un mouvement grandissant de personnes qui s'y oppose.


Des opposants au projet qui ne se rendront pas à la réunion de ce soir puisque selon eux, le dossier est déjà bouclé par les pouvoirs publics.

Les prochaines réunions de Basse-Normandie

Saint-Lô le 3 novembre, Cherbourg le 22 novembre et de nouveau Caen, le 13 décembre pour la réunion de clôture, le 30 janvier dans la capitale bas-normande.


>> Compte-rendu de cette réunion demain sur ce site et dans nos éditions du 12/13 et du 19/20 sur france 3 Basse-Normandie.

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