Caen: un CHU au rabais en 2020?

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La CGT redoute une baisse d'un tiers de la capacité d'accueil

Par Marc Sadouni (avec AFP)


L'Etat envisage de réduire d'un tiers les capacités d'accueil du CHU de Caen à l'occasion de sa reconstruction d'ici à 2020, selon le syndicat.

Elle affirme que l'Agence régionale de santé (ARS) a avancé en février un nombre total de lits prévisibles après reconstruction compris entre 910 et 1.128 lits et places, contre 1.491 actuellement.


Selon le planning actuel que la CGT a dit s'être procuré, les travaux doivent démarrer en 2015 et le CHU doit déménager en 2020. Le syndicat évoque un coût de 470 millions d'euros minimum. L'ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait mentionné en 2010 une fourchette de 500 millions à un milliard d'euros.


 "Comment peut-on répondre aux besoins de la population avec une baisse des capacités d'accueil, alors même que l'activité de l'hôpital est en hausse, son déficit en baisse", demande Jocelyne Ambroise, représentante de la CGT dans une commission de l'ARS.

Selon Bruno Lechaftois, coordinateur régional santé de Basse-Normandie et membre de la direction fédérale santé du syndicat, le ministère évoque même une fourchette de 800 à 910 lits.

 "L'arrivée d'une nouvelle ministre peut être l'occasion de revoir la copie", a ajouté Mme Ambroise.

La prochaine étape de la reconstruction est la définition des modalités de regroupement des activités avec le Centre François Baclesse. Dès cette étape franchie, la négociation sur le dimensionnement du CHU aura lieu, a pour sa part assuré la direction du CHU.

Le 10 mai la direction du CHU a annoncé une nette réduction du déficit de l'hôpital à 9,2 millions euros en 2011 contre 19,7 en 2010. Le CHU de Caen est le 6e CHU le plus déficitaire de France. En 2010, il était la lanterne rouge des CHU de métropole.

 Le déficit cumulé du CHU, 118 millions d'euros, reste toutefois important, avait souligné la direction qui avait également confirmé une reprise de l'activité avec une hausse de 1% en 2010 et de 1,7% en 2011 après plusieurs années de régression.

 Le directeur Angel Piquemal avait également assuré qu'aucune suppression de poste
supplémentaire n'était prévue ("ou alors à la marge") après la suppression de 417,6
équivalents temps pleins sur 2010 et 2011, dont la moitié d'administratifs.
 

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