Journée d'action anti rigueur

© France 3 Basse-Normandie
© France 3 Basse-Normandie

Plusieurs syndicats appellent les salariés à se mobiliser ce mardi contre le plan de rigueur du gouvernement.

Par Catherine BERRA

Une journée qui va, entre autre, entraîner des perturbations dans les transports de la région. Avec à Caen pour première conséquence un trafic chargé sur le périphérique ce matin. Les bouchons se sont en partie résorbés vers 9 h 30 avec toujours un fort ralentissement en venant de Rennes vers Bretteville-sur-Odon et au Sud entre Ifs et Cormelles.

A l'appel de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires), plusieurs manifestations sont prévues ce mardi en Basse-Normandie, comme à Caen, Lisieux, Cherbourg, Saint-Lô, Alençon ou encore Flers.


Côté transports publics, des perturbations sont à prévoir sur les lignes SNCF et sur les réseaux de transports urbains.

Des préavis de grève ont également été déposés dans la fonction publique territoriale, chez EDF ou GDF-Suez, ainsi que chez Renault.

Le mot d'ordre national est "non à l'austérité", mais pour la CGT, il s'agit aussi de poser des revendications entreprise par entreprise.

Pour la CFDT,  l'objectif est d'"être à l'écoute des salariés". Les responsables de ce syndicat ne s'attendent toutefois pas ce mardi à une mobilisation comparable à celle de 2010 pour les retraites.


Les cinq confédérations ont voulu opposer une réponse unitaire des salariés, retraités et chômeurs au plan gouvernemental contre les déficits.


"Les mesures urgentes à prendre" pour une "autre répartition des richesses" constituent leurs revendications communes. L'intersyndicale réclame notamment l'abandon du doublement de la taxation des complémentaires santé, la défiscalisation des heures supplémentaires et le soutien du pouvoir d'achat.


Elle souhaite la mise en oeuvre de la taxe sur les transactions financières", et faire de l'emploi une priorité. Elle demande aussi l'arrêt des suppressions d'emplois dans la Fonction publique.


Selon un sondage Louis Harris/CGT publié le 5 octobre, près de sept salariés sur dix (69%) soutiennent cette mobilisation nationale interprofessionnelle.

Sur le même sujet

Les + Lus