Lionel Lemonchois est confiant

© DAMIEN MEYER / AFP
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Le skipper du Calvados a remporté la dernière Route du Rhum sur ce voilier.

Par Régions


Les concurrents des trois classes ont quitté le bassin Vatine.
Le départ à été agité, avec 15 à 20 nœuds de vent de sud à sud-est. Autrement dit, les marins se sont éloignés du Havre à grande vitesse, jusqu’à la sortie de Manche.


Les Bas-Normands:

Ce matin, en Classe multi 50 ("Prince de Bretagne") Lionel Lemonchois & Matthieu Souben occupent la 3ème place.

Isabelle Ganne et Anne-Laure Meyrignac ont assisté à leur départ:


Lionel Lemonchois est confiant

Transat Jacques Vabre: le départ de Lionel... par france3bassenormandie_845
En Class 40, ("Initiatives) - Alex Olivier" Tanguy De Lamotte & Eric Péron sont eux aussi 3èmes


Cette fois, c’est parti. Les navigateurs ont pris le temps de se pencher sur la météo des jours à venir, pour sortir de la Manche. Jusqu’à Ouessant ou la pointe ouest de l’Angleterre, le vent devrait progressivement monter en puissance. La houle résiduelle, provoquée par la profonde dépression qui a déclenché le report du départ, rendra les conditions de navigation inconfortables.
Les skippers tenteront de gagner au plus vite l’ouest pour trouver les régimes de vent de nord-ouest à ouest qui permettront d’infléchir la route vers le sud.

En fin de semaine, dans le prolongement de l’anticyclone des Açores, la flotte devra traverser au plus vite une zone de vents faibles. Soit en glissant vers le sud dans un couloir de vents de secteur nord encore assez forts soit en gagnant l’ouest pour tenter de traverser rapidement ce no man’s land du vent.

Début ou milieu de semaine prochaine, ce sera l’approche d’un nouveau centre dépressionnaire en cours de formation sur l’Atlantique ouest. Une deuxième dépression qui devrait déjà établir une hiérarchie.

La journée de mercredi:

11h30 : Briefing météo des skippers
13h00 : les bateaux quittent le bassin Paul Vatine
15h00 : départ de la 10e Transat Jacques Vabre
Une fois la ligne de départ franchie, les 35 concurrents iront simplement virer la bouée du Général Metzinger (à laisser à bâbord) située 4 milles au nord-ouest de la ligne. Puis, cap sur le Costa Rica.


Le Havre: c'est parti pour la Transat ! par france3bassenormandie_845

Ils ont dit...


Eric Mas (Météo Consult)
«Ça risque d’être intéressant. A priori tout le monde va négocier de la même manière le premier centre dépressionnaire Ensuite, les premières trajectoires risquent de diverger. Entre ceux qui choisiront de gagner dans l’ouest et devront composer avec l’état de la mer et ceux qui préféreront choquer des écoutes,  il y aura des premiers choix. Ensuite, la majorité de la flotte devrait choisir de rester au nord de l’anticyclone des Açores qui est en train de se reconstituer et au sud d’un nouveau centre dépressionnaire. Le tout sera de trouver une route équilibrée entre ces deux systèmes. Avec comme question corollaire qui ne se posera pas avant une semaine de course, de savoir quand mettre le clignotant à gauche vers le sud. Les Multi50 auront peut-être intérêt à glisser le long du Portugal pour aller chercher les alizés, même s’ils sont encore faibles.»

François Gabart (MACIF)
«La dépression qui nous a poussés à retarder le départ s’atténue en arrivant sur l’Europe. On va aller à sa rencontre, c’est peut-être la mer qui sera la plus compliquée à gérer. En Manche on sera soumis à un vent de sud, il n’y aura pas de gros choix stratégique à faire. Nous devrons gérer le choix des voiles. Ce sera sportif la première nuit, mais raisonnable en terme de sécurité…»

Jérémie Beyou (Virbac-Paprec 3)
«Le jeu va s’ouvrir, ce n’est pas pour nous déplaire. Après, il va falloir être très vigilant sur le déplacement de la deuxième dépression, c’est elle qui risque de faire le juge de paix. Toute notre stratégie risque de tourner autour de la manière de l’aborder, tout en surveillant, si il n’y a pas une opportunité qui s’ouvre au sud.»

Tanguy de Lamotte (Initiatives Alex Olivier)
«La route des premiers jours va être un peu obligatoire pour tout le monde. Une fois le premier front passé, il faudra virer de bord. Ce devrait être très rapide. On aura une deuxième dépression à négocier mais je pense qu’on va avoir une route proche de l’orthodromie. Pour l’instant l’alizé n’est pas installé : jouer la route du sud me parait risqué. Je pense que pour les Class40, la solution passe par l’orthodromie. En tous les cas, la première semaine devrait être très rapide.»

Loïc Féquet (Maître Jacques)
«Les premiers choix devraient se faire d’ici 72 heures ; jusque là c’est clair et ça va aller très vite. Pour la suite, on va laisser notre routeur Jean-Yves Bernot s’en occuper. De toutes les façons, avec le rythme qu’on va tenir, on n’aura pas le loisir de faire vraiment de la navigation. Ce qui est sûr, c’est qu’on va rattraper une bonne partie de notre retard.»

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