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Valognes : le point à 14h45

© Pierre-Marie Puaud
© Pierre-Marie Puaud

Le train de déchets nucléaires est toujours à quai.

Par Catherine BERRA

Initialement prévu à 14h26 ce mercredi, le départ du train de castors allemands n'a pas encore eu lieu.

Selon le réseau Sortir du nucléaire, les locomotives de fret ont été insatllées au terminal ferroviaire Areav de Valognes. Le train serait prêt à partir.

Et ce en dépit des voies occupées, entravées et "débalastées" par les militants du collectif "Valognes Stop castor" bien déterminé à tout faire pour empêcher le train de partir vers l'Allemagne.


Ce qui leur a valu d'être lourdement chargés par les forces de l'ordre et à plusieurs reprises dans le courant de la atinée à Lieusaint, à quelques kilomètres de Valognes, où le rassemblement était organisé dès 6h00 ce matin.


Cocktails molotov et cailloux contre gaz lacrymogènes : antinucléaires et forces de l'ordre se sont affrontés le long de la voie ferrée Cherbourg-Paris. 

Selon la préfecture de la Manche, cinq militants ont été interpellés. Six, selon Sortir du nucléaire dont quatre auraient été relâchés ensuite. 


Les heurts ont fait au moins deux blessés légers : un militant, blessé à l'arcade soucilière avoir reçu un coup de matraque et, un gendarme légèrement blessé à la tête.

Selon les manifestants, toute la matinée, les forces de l'ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes, de leurs matraques et même de "grenades assourdissantes" pour déloger 100 à 200 manifestants qui retiraient le ballast de la voie ferrée ou y déposaient grosses pierres, barres de fer et autres morceaux de béton, afin d'empêcher le convoi nucléaire de quitter Valognes.


Des manifestants "ont attaqué très frontalement les forces de l'ordre", qui barraient l'accès à la voie ferrée, "avec des cocktails molotov et des cailloux", a déclaré Benoît Lemaire, directeur du cabinet du préfet de la Manche, confirmant l'usage de gaz lacrymogènes mais pas les coups de matraque.

"Le côté un peu féroce venait des forces de l'ordre", a au contraire affirmé à l'AFP Fabrice (nom d'emprunt), un des porte-parole du collectif "Valognes Stop Castor" qui contrairement à Greenpeace appelle à bloquer le train.

Vers 11H00, les voies avaient été dégagées, après "au moins une tentative de déballastage" et un "incendie d'éléments de signalisation", selon la préfecture. Mais d'autres objets ont été depuis jetés sur la voie où des agents SNCF travaillent.

Diaporama: retour sur les événements de la matinée

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