• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Valognes : le train d'Areva est parti à 16h00

© Pierre-Marie Puaud
© Pierre-Marie Puaud

Les locomotives ont été installées en tout début d'après-midi. Le départ était imminent malgré les manifestations.

Par Catherine BERRA

Le train de déchets nucléaires allemands a finalement quitté le terminal Areva de Valognes à 16h00 ce mercredi avec une heure et demi de retard sur l'horaire initialement prévu par le groupe nucléaire.


On a cru un temps, en fin de matinée, que son départ était compromis en raison de dégradations sur les installations électriques sur la voie ferrée.

En attendant de savoir si le train allait partir ou pas, à Flottemanville-Bocage, près de Valognes, un fourgon de CRS a été incendié par les manifestants et des heurts violents ont continué d'opposer les forces de l'ordre et les militants antinucléaires encore en début d'après-midi.

Selon les pompiers, le fourgon était un véhicule logistique utilisé comme cantine. A l'intérieur se trouvaient, outre des vivres et une glacière, une bouteille de gaz.


Information du réseau Sortir du nucléaire sur notre compte twitter (@F3bnormandie) : des militants qui retournaient au camp du collectif "Valognes stop castor" à Yvetot-Bocage ont été violemment chargés par les CRS. Retranchés dans une carrière, ils auraient été la cible de gaz lacrymogènes et de tirs de flashball de la police.


Bilan : 3 blessés légers, deux militants et un gendarme, et une douzaine d'arrestations. Greenpeace, qui n'appelait pas à bloquer le train, a condamné ces violences.

Les militants antinucléaires interpellés ont été placés en garde à vue après des effractions sur la voie ferrée et l'incendie du fourgon de CRS.

En début d'après-midi la préfecture de la Manche avait indiqué que les voies ferrées avaient été endommagées par les militants mais que des réparations étaient en cours.

De 100 à 250 manifestants selon la préfecture, plusieurs centaines, selon le collectif "Valognes Stop Castor" ont fait tout leur possible ce mercredi pour empêcher le convoi de partir comme ils s'y étaient engagés. En face, selon une source proche de l'Etat, plus de 3 000 gendarmes sont mobilisés en France pour assurer la sécurité aux abords du convoi jusqu'à la frontière avec l'Allemangne où sont attendus des dizaines de milliers de manifestants. 19 000 policiers Allemands sont prévus.
 

Maintenant que ce train de déchets nucléaires allemands hautement radioactifs est parti, c'est toute la ligne ferroviaire qui va être sous haute surveillance entre Valognes et la frontière allemande.


Pour l'heure, alors que le train est attendu à Caen aux alentours de 17h30, des policiers en civil et en tenue sont en alerte à l’intérieur et à l’extérieur de la gare de Caen. Ils filtrent les entrées ainsi que les accès au quai. Un hélicoptère de la gendarmerie survole également le secteur.


Rappelons qu'aucun train ne circule entre Cherbourg et Lison ce mercredi. Des cars de substitution se chargent de transporter les voyageurs.

Le trafic ferroviaire pourrait également être perturbé à Caen à partir de 17h00.

Le train a environ 1500 km à parcourir avant d'arriver à Gorleben où l'attendent plusieurs milliers de manifestants.


Lors du dernier convoi de déchets allemands retraité par Areva et à destination de l'Allemagne en novembre 2010, le train avait été bloqué trois heures à Caen puis une nuit en Allemagne.

Sur le même sujet

La Normandie présente en force au salon du Bourget 2019

Les + Lus