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Week-end à Deauville

© France 3 Basse-Normandie
© France 3 Basse-Normandie

Francis Ford Coppola et Shirley McLaine étaient les deux stars du festival ce week-end.

Par Catherine BERRA

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Festival de Deauville: soirée d'ouverture

La 37e édition du festival du cinéma américain a débuté ce vendredi soir. Invité d'honneur de la soirée d'ouverture, le cinéaste Francis Ford Coppola.

Le premier en est le président d'honneur et la seconde a reçu un vibrant hommage samedi soir. Stars, paillettes, glamour et tapis rouge, le festival de Deauville tient toutes ses promesses.


 

Un président d'honneur qui, à 72 ans, n'est pas venu à Deauville pour faire de la figuration. Francis Ford Coppola a en effet fustigé samedi l'approche commerciale d'Hollywood qui produit en série "le même film" lors d'un échange à bâtons rompus de plus d'une heure avec le public.

"Aujourd'hui, c'est le film indépendant qui incarne le cinéma, certainement pas le cinéma commercial" a-t-il déclaré devant de nombreux cinéphiles.

"Le cinéma génère de l'argent et donc les personnes qui contrôlent cet aspect du cinéma ne veulent pas qu'il soit libre, ne veulent pas qu'il change parce qu'ils ignorent" quelles implications cela aurait sur leurs affaires, a estimé l'homme aux deux palmes d'or et onze oscars, en rendant également un hommage appuyé au public français, "le plus enthousiaste du monde".


Shirley MacLaine a déclaré de son côté que "la technologie nuit au cinéma et à l'échange".

L'actrice américaine, qui a joué notamment pour Hitchcock et Billy Wilder, a estimé dimanche que la technologie était en train d'appauvrir le cinéma, et a regretté la disparition à Hollywood des films "qui éveillent la conscience".

Elle aussi déplore que "le cinéma hollywoodien ne soit plus qu'une affaire de marketing. Je crois que l'époque des histoires audacieuses, qui vous faisaient réfléchir, qui apportaient un peu de fraîcheur, est vraiment révolue. Il s'agit seulement d'utiliser le dernier outil technologique", a regretté la pétillante actrice de 77 ans dont six films sont projetés pendant le Festival.

"J'en ai marre d'aller m'asseoir dans une salle pour voir quel est le dernier objet qui va me sauter à la figure avec la 3D. L'âge d'or du cinéma était celui des histoires qui éveillait la conscience des spectateurs. On n'est plus là dedans", a-t-elle déclaré, ajoutant "les grandesentreprises ont la mainmise totale sur Hollywood. La technologie est en train de pervertir la communication émotionnelle".


On le voit, les septuagénaires du cinéma américain sont engagés, libres et toujours frondeurs... Comme quoi la machinerie hollywoodienne n'a pas broyé tous les cerveaux, ni écrasé toutes les sensibilités.

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