Insolite : un kitesurfeur refuse l'assistance de la SNSM

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Difficile à croire et c'est pourtant vrai. Un kitesurfeur en difficulté a refusé l'assistance de la SNSM alors qu'il se trouvait au large d'une plage normande, à Jonville (50). L'homme a regagné la terre ferme à la nage, accompagné par les sauveteurs.

Les sauveteurs de la SNSM de Saint-Vaast-la-Hougue (50) n'en sont toujours pas revenus.  Mercredi 10 août 2022, vers 15 heures, ils sont alertés par le Cross Jobourg. Un kitesurfeur en difficulté vient d'être aperçu au large de la plage de Jonville sur la commune de Réville (50).

Dépêché sur la zone, le semi-rigide Jacques Armengaud de la SNSM de Saint-Vaast-la-Hougue (50) retrouve vite le kitesurfeur en train de nager. Il semble alors incapable de remonter sur son kitesurf.

Lorsqu'on l'a abordé, il nous a dit qu'il n'avait rien demandé et qu'il se débrouillait par ses propres moyens. Il a décliné à plusieurs reprises notre proposition de monter à bord de notre vedette avec son matériel. Il a rejoint la plage à la nage et nous l'avons accompagné parce qu'il aurait pu faire un malaise. En 11 ans de présence à la station, je n'ai jamais vu ça.

Bernard Mottier

Responsable de la SNSM de Saint-Vaast-la-Hougue

Pourtant les interventions de la SNSM sont gratuites quand il s'agit d'une assistance à la personne en danger. Des missions que les 20 canotiers de la station de Saint-Vaast-la-Hougue (50) assurent toute l'année. En 2021, ils sont intervenus 25 fois pour des sauvetages avec leur vedette et leur semi-rigide. 

De plus en plus de fausses alertes

Si ce type de situation est assez rare, les sauveteurs de la SNSM sont de plus en plus confrontés à ce qu'ils appellent de fausses alertes. Un point à l'horizon qui semble être une bouée ou un objet flottant, une personne dans l'eau qui apparaît en difficulté, une serviette avec un sac laissé pendant plusieurs heures sur la plage par son propriétaire sans donner signe de vie. Des situations qui déclenchent souvent un appel au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) et par ricochet une intervention des sauveteurs de la SNSM.

Cela part d'un bon sentiment, les gens croient bien faire. Ils pensent voir des personnes en danger et souvent ce n'est pas le cas. Il y a aussi de la négligence chez certains . Il faut toujours faire de la prévention, être sérieux et responsable. Derrière tout ça, il y a des moyens importants qui sont mis en œuvre. Tout cela a un coût financier. La SNSM n'est pas un service de loisirs, on est là pour aider les gens, pour les sauver.

Jean-Marie Choisy

Délégué départemental de la SNSM 50

Avec 600 kilomètres de littoral, la Normandie compte un nombre important de stations SNSM. La Manche compte 20 stations permanentes et un centre de formation à Saint-Martin-de-Bréhal. Plus de 400 bénévoles se relaient pour sauver des vies en mer. La Seine-Maritime en possède neuf sur son territoire et deux centres de formation à Rouen et au Havre. Quant au Calvados, il bénéficie de la présence de huit stations permanentes et d'un centre de formation situé à Ouistreham. 

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