La première hydrolienne marine d'un mégawatt raccordée au réseau électrique a été en partie fabriquée à Cherbourg

Hydroquest et les Constructions Mécaniques de Normandie ont conçu ensemble une hydrolienne d'un mégawatt qui a été immergée en avril dernier au large de l'île de Bréhat. Ses concepteurs ont annoncé ce lundi qu'elle était désromais raccordée au réseau électrique.

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Elles se prénomme "HydroQuest Ocean". Elle mesure 25 mètres de large et 11 mètres de haut pour un poids de 200 tonnes et une puissance d'un mégawatt. Elle fournit depuis peu du courant au réseau d'EDF. Elle a été immergée fin avril pour une durée d'un an sur le site d'essai développé par l'électricien au large de l'ïle de Bréhat, dans les côtes d'Armor. "La turbine injecte de l'électricité sur le réseau avec succès depuis la mi-juin, avec des performances conformes aux prévisions", se sont félicités ce les lundis les heureux parents, la société Hyrdoquest, et les Constructions Mécaniques de Normandie, basées à Cherbourg.

C'est justement dans la cité du Nord-Cotentin que "la première hydrolienne marine de cette puissance (1 MW) à être raccordée au réseau électrique national" a été en partie fabriquée. Un chantier représentant 45 000 heures de travail pour le site cherbourgeois. Qui pourrait en appeler d'autres à l'avenir, comme semblent les penser les deux sociétés qui disent travailler "à une réduction rapide des coûts" pour faire "de l'hydrolien marin une source d'énergie performante, au service de la transition énergétique". L'hydrolien a, selon HydroQuest et CMN, "une production hautement prédictible et un fort gisement de 10 GW (gigawatts) en Europe, dont 3 GW en France".

Reste que pour l'instant, l'hydrolien n'a pas laissé que de bons souvenirs à Cherbourg. Si François Hollande, alors président de la République, y a donné en 2013 le coup d'envoi de la filière hydrolienne française, le parc hydrolien pilote du Raz-Blanchard n'a toujours pas vu le jour et l'usine Open Hydro qui devait l'équiper a fermé ses portes sans rien avoir produit.
 
Quelques semaines seulement après l'inauguration du site en grandes pompes, la maison-mère, Naval Energies, annonçait l'arret de ses ionvestissement dans le secteur faute de soutien public, l'Etat estimant cette technologie encore trop chère.