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Malgré les déboires, l'EPR de Flamanville doit démarrer en 2018

© EDF
© EDF

EDF organisait cet après-midi une visite de presse du chantier de l'EPR à Flamanville. L'occasion pour les responsables du projet de réaffirmer leur confiance dans le projet, et de maintenir la date de sa mise en service à fin 2018, malgré des retards et un coût triplé.

Par D.F. avec AFP

EDF a confirmé mercredi son intention de démarrer fin 2018 le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), se disant confiant
sur l'issue des contrôles de sûreté sur la cuve, dont l'acier présente une anomalie.
"Nous avons communiqué un planning le 3 septembre 2015 (...) que nous suivons scrupuleusement depuis cette date", a déclaré Xavier Ursat, directeur exécutif du groupe en charge de l'ingénierie et des projets Nouveau nucléaire. "C'est un chantier que nous estimons aujourd'hui avoir mis sur les rails, avec un planning ambitieux mais réaliste, que nous tenons", a-t-il ajouté lors d'une visite de presse ce mercredi.

Visite à 360 du site de l'EPR

Pourtant les déboires se sont accumulés depuis le lancement du chantier de l'EPR de Flamanville. Son coût, confirmé mercredi à 10,5 milliards d'euros,
a plus que triplé par rapport au devis initial et sa mise en service a été repoussée de six ans.

La finalisation des montages mécaniques du circuit primaire, dont la cuve est l'élément central, a été réalisée au premier trimestre de 2016, et selon le dernier calendrier communiqué par EDF, le début des essais d'ensemble est prévu au premier trimestre de 2017.

nous réaffirmons notre très grande confiance dans le fait que la cuve de Flamanville 3 sera bien déclarée apte fin 2018


Un programme d'essais est aussi en cours de finalisation pour démontrer la résistance du couvercle et du fond de la cuve de l'EPR, dont l'acier présente une concentration excessive en carbone susceptible d'amoindrir sa résistance. "Aujourd'hui, 90% des résultats sont conformes et les 10% restants de toute manière sont dans des zones où la concentration en carbone était beaucoup plus faible, et sont aussi tous conformes", a assuré Laurent Thieffry, directeur du projet Flamanville 3.
"Ce qui fait qu'aujourd'hui, nous réaffirmons notre très grande confiance dans le fait que la cuve de Flamanville 3 sera bien déclarée apte au service pour le démarrage du réacteur fin 2018", a-t-il ajouté. Les résultats seront transmis "d'ici quelques semaines" à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui devrait se prononcer à la fin du premier semestre 2017, a précisé Xavier Ursat.

Le chantier de l'EPR

 

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