Cherbourg, la cité du graff autorisé

Coup de projecteur sur la pratique du graff à Cherbourg-Octeville où la municipalité accompagne cet art urbain sur les murs de la ville.

Par Stéphanie Potay

Il est loin aujourd’hui le temps où graffer faisait basculer les auteurs dans l’illégalité. A Cherbourg-Octeville, les graffeurs sont invités à déposer leur signature dans la ville. Au total, il existe 7 murs d'expression libre. 



 « Ces murs sont à la disposition de tous les graffeurs, confirmés ou débutants, explique Lydia Thieulent, maire-adjointe déléguée à la jeunesse. Ils leur offrent la possibilité de s’exprimer librement sur des lieux spécifiques tout en contribuant à développer l’attractivité du territoire pour les jeunes et favoriser le dynamisme des cultures urbaines. Cela doit aussi permettre d’éviter les graffs illégaux. »

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Les oeuvres sont signées Baby Ké, Seb Toussaint, Blesea ou encore Darkelixironer. Des artistes cherbourgeois pour la plupart, une véritable école qui se fédère autour d'association comme Le Mur. 

Le projet a été mis en place en partenariat avec l’association Walk Art. L'avis de l'architecte des bâtiments de France a été recueilli pour les sites situés dans le périmètre des Monuments historiques protégés. « Seules les parties en béton de ces murs sont autorisées au graff, et nous rappelons sur chaque site les règles liées à cette pratique artistique libre. » La Police Municipale et la Police Nationale ont par ailleurs été informées de ce projet, afin de ne pas verbaliser les auteurs des graffs s’ils respectent le règlement prévu à cet effet.

Cette pratique d’expression libre se réalise dans plusieurs communes de France (Chambéry, Cagnes sur mer…).

Cherbourg fait le mur


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