• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Les CMN livrent, discrètement, les premiers intercepteurs à l'Arabie Saoudite

C'est loin des regards et des caméras qu'ont été livrés ce mercredi 24 juillet les deux premiers intercepteurs commandés par l'Arabie Saoudite aux CMN.
C'est loin des regards et des caméras qu'ont été livrés ce mercredi 24 juillet les deux premiers intercepteurs commandés par l'Arabie Saoudite aux CMN.

Une cérémonie était organisée ce mercredi à Cherbourg pour la livraison des premiers intercepteurs commandés par l'Arabie Saoudite aux Constructions Mécaniques de Normandie, une cérémonie qui s'est déroulée à l'abri des regards. Le contrat est important pour le Nord-Cotentin mais polémique.

Par CM

C'est "à la demande du client" que la cérémonie s'est déroulée ce mercredi 24 juillet dans la plus grande discrétion, loin des regards, du public et surtout de la presse. Les Constructions Mécaniques de Normandie avaient pourtant déroulé le tapis rouge au fameux "client", un client qui a signé l'an dernier un contrat à 600 millions de dollars pour acquérir 39 intercepteurs HSI. Une aubaine pour l'entreprise et Cherbourg avec "trois à quatre ans de plan de charge garantis", selon l'ancien patron Pierre Balmer, et des perspectives en termes d'emplois (21 des 39 intercepteurs seront construits dans la Manche).
 
Les CMN livrent, discrètement, les premiers intercepteurs à l'Arabie Saoudite
Reportage de Erwan de Miniac et Marie Saint-Jours

Le premier navire rapide de 32 mètres a été présenté  puis mis à l'eau ce mercredi devant les autorités militaires saoudiennes, arrivées en fin de matinée en avion privé aux côtés du propriétaire du chantier naval, l'homme d'affaire franco libanais iskandar Safa. Un tapis rouge et des écrans géants avaient été déployés pour un public soigneusement trié sur le volet, quelques élus locaux mais aucun représentant de la presse locale. 

Comme leur nom l'indique, les intercepteurs HSI sont conçus pour intercepter des cibles à grande vitesse. Leur utilisation dans la lutte anti-terrroriste est notamment évoquée. Mais les ONG redoutent d'autres usages pour ces navires militaires. Depuis plusieurs mois elles dénoncent la vente d'armes françaises à l'Arabie Saoudite engagée depuis quatre ans dans une guerre au Yemen.
 
Le 19 mars 2018, Amnesty International et l'Acat, une ONG contre la torture, avaient dénoncé dans un rapport ces livraisons d'armes, estimant "qu'elle pourraient servir à la commission de crimes de guerre." Comme le rappelaient alors nos confrères de Franceinfo, le conflit au Yémen avait déjà fait près de 10 000 morts et 60 000 blessés, dont de très nombreux civils et enfants.


 

Sur le même sujet

Rouen port céréalier : bons chiffres 2018

Les + Lus