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Environnement. Le port de Cherbourg pollué par les bateaux de croisière

Le port de Cherbourg a accueilli 50 navires de croisières cette année, moins que dans les grands ports du sud de la France, mais déjà bien assez pour que certains tirent la sonnette d'alarme. / © France 3 Normandie
Le port de Cherbourg a accueilli 50 navires de croisières cette année, moins que dans les grands ports du sud de la France, mais déjà bien assez pour que certains tirent la sonnette d'alarme. / © France 3 Normandie

Si le port de Cherbourg ne peut pas se passer des navires de croisière et autres ferries, il se doit de trouver des solutions pour limiter l'impact écologique désastreux de ces villes flottantes. L'objectif est clair, limiter les émissions des navires une fois à quai. 

Par SD

Le port de Cherbourg ne veut pas suffoquer. Les navires de croisière qui accostent, les ferries qui font la liaison avec le Royaume-Uni et l'Irlande, les porte-conteneurs qui croisent au large, tous ces navires émettent des quantités très importantes de particules fines et de polluants en tout genre. Pour exemple, l'Harmony Of The Sea, le plus gros paquebot du monde, qui avait fait escale à Cherbourg en 2016, consomme entre 60 et 150 tonnes de fioul par jour.

Et la consommation ne s'arrête pas une fois à quai. Sur les 50 paquebots ayant fait escale à Cherbourg cette année, tous ont laissé tourner les moteurs pour alimenter le navire en électricité, une fois à quai.  PNA (ports normands associés, exploitant des ports normands) réfléchit à relier ces villes flottantes à l'aide d'un câble électrique. L'objectif est clair : limiter le plus possible la pollution aux particules fines. Mais un tel raccordement est un défi technique d'envergure, que PNA étudie avec intérêt. Demain Cherbourg souhaite prendre un virage davantage éco-responsable de la part des compagnies.
 

 

Cherbourg, un port où l'on respire bien

A Cherbourg, la qualité de l'air est bonne, malgré les paquebots et les ferries, plus petits mais plus fréquents. Les champions toutes catégories d'émissions toxiques restent les porte-conteneurs, qui croisent au large. En effet, un quart du trafic mondial  transite par la Manche et la mer du Nord, où une réglementation spécifique s'applique pour tous ces bateaux. Contrairement à la Méditerranée, leurs rejets en soufre sont drastiquement réglementés.
 

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