Exhibition sexuelle à Cherbourg : ils buzzent, la justice fait les gros yeux

Capture d'écran du film réalisé le 25 juin devant l'hôtel de ville de Cherbourg.
Capture d'écran du film réalisé le 25 juin devant l'hôtel de ville de Cherbourg.

Un couple a été filmé en plein ébats ce dimanche à l'ombre de la statue de Napoléon. L'empereur regardait ailleurs. Mais selon nos confrères de La Manche Libre, la justice enquête pour identifier les acteurs de ce film qui a fait le tour du web en moins de temps qu'il n'en faut pour le visionner.

Par Pierre-Marie Puaud


Soyons honnête, nous ne savons rien. Qui est qui ? Qui filme ? Qui est filmé ? Mystère... Nous ne saurons donc dire s'il s'agit d'un pari, d'une pulsion exhibitionniste ou d'un élan irrépressible. À moins que ce ne soit la manifestation d'une ivresse déshinibante telle qu'elle fait oublier aux amoureux le grand jour, les murmures de la ville et les passants qui brandissent leur smartphone.

Ainsi va la vie désormais : la petite affaire n'était peut-être pas encore terminée que les premières vidéos circulaient sans doute déjà sur les réseaux sociaux. Sur l'une d'entre elle, la personne qui enregistre interpelle les protagonistes : "Mais vous êtes au courant que vous êtes en pleine rue ?" L'un d'eux marmonne une réponse qui semble vouloir dire : "Qu'importe". Alors, l'auteur des images reprend : "Ba tant pis, alors nous on filme tout !"



Du sexe, du scandale, des quidams projetés dans la lumière : tous les ingrédients étaient réunis pour que soient flattés les penchants voyeuristes de l'internaute.  En un rien de temps, la scène a été partagée et repostée des milliers de fois. Depuis, Facebook a jeté un voile pudique sur ce film. Il a été retiré bien plus vite que ne peuvent l'être certains contenus violents. Mais les images continuent de se propager allègrement sur Youtube et sur Twitter.

Et comme c'est aussi la règle en pareil cas, la vidéo a immédiatement fait l'objet de détournements et de saillies plus ou moins inspirées. Le web peut encore être rafraîchissant. Mais la plaisanterie ne fait pas rire tout le monde. La justice, qui est garante de la morale et des bonne moeurs telle que la loi les définit, punit l'exhibition sexuelle. La peine peut aller jusqu'à un an de prison et 15 000 € d'amende. Et selon l'hebdomadaire La Manche Libre, une enquête a été ouverte dans le but d'identifier les auteurs de ce qui peut constituer un délit.


Il n'empêche, au rayon buzz, cette vidéo est un modèle du genre. Et rarement le #Cherbourg avait été aussi recherché.

Merci qui ?

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