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A lire cet été : le thriller “Cherbourg”, premier roman de Charles Daubas

L'intrigue se déroule dans la rade de Cherbourg / © Gallimard et PHOTOPQR/LE PARISIEN
L'intrigue se déroule dans la rade de Cherbourg / © Gallimard et PHOTOPQR/LE PARISIEN

Charles Daubas publie son premier roman, intitulé "Cherbourg" aux éditions Gallimard. Nous l'avons lu et aimé. C'est notre conseil de lecture de l'été. L'auteur s'est imprégné de l'atmosphère cherbourgeoise pour écrire son thriller, qui connaît un beau succès critique. Rencontre

Par Pauline Latrouitte

"Il y a parfois au fond de l’eau des choses inhabituelles. Des mouvements inconnus qui ondulent d’une manière qu’on n’a jamais vue, des êtres qui ne connaissent que l’obscurité et dérivent au-delà de cette frontière où la lumière du jour se recroqueville."

 Ainsi commence entre brume et fantastique, le roman "Cherbourg", qui commence dans la rade, l'été 2012.
 
WEB MODULE POLAR "Cherbourg" de Charles Daubas, éditions gallimard


Une enquête dans les eaux troubles de Cherbourg

Une étrange explosion emporte une partie de la digue.

Est-ce lié à la démolition du quartier des Provinces ? Aux chantiers de l’Arsenal, où l’on démantèle un sous-marin nucléaire ? L’affaire est vite classée "secret défense".

Un adolescent prétend alors que Paul, un de ses amis a disparu, lorsque la digue s'est effondrée dans la mer. Affabulation ou réalité ? Pourquoi la mère ne porte-t-elle pas plainte ? 

Pour feuilleter le livre
 

L'ambiance quasi hypnotique happe tout de suite le lecteur. En témoigne cette chronique, publiée dans le Monde par l'académicienne Barbara Cassin.

Chaque description de Cherbourg est comme un dessin sans âge, presque comme un Rembrandt et parfois aussi comme un Sempé, d’une précision envapée, et chaque effleurement de personnage est d’une exactitude propice à l’étrangeté du réel.

 


Fasciné par la rade de Cherbourg 

Charles Daubas n'est pas cherbourgeois et pourtant il fait une description très précise de l'atmosphère de la ville.

Séduit par le contraste entre "la douceur du centre-ville", et la rade "un ouvrage titanesque extraordinaire, avec une puissance évocatrice assez forte." Charles Daubas a trouvé à Cherbourg, "son bout du monde", idéal pour raconter son histoire entre rêve et réalité.
 
Charles Daubas, auteur du polar "Cherbourg". Editions Gallimard / © Francesca Mantovani/Editions Gallimard
Charles Daubas, auteur du polar "Cherbourg". Editions Gallimard / © Francesca Mantovani/Editions Gallimard


Urbaniste, Charles Daubas découvre le Cotentin par des amis, qui vivent ici. Il s'est beaucoup documenté pour nourrir ses descriptions, notamment celle des ateliers de l'Arsenal, dans lesquels on ne rentre pratiquement pas. "L'Arsenal que je décris date d'il y a 20 ans. C'est une vraie ruche, entourée d'un grand no man's land".


Rencontre signée Stéphanie Potay, Marie Saint-Jours. Montage : François Hauville
 
Rencontre avec l'auteur de polar Charles Daubas pour "Cherbourg" - gallimard

 

Paroles de lectrices

 

 
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Cherbourg, 2012. Il y a des histoires de sous-marins radioactifs qui rentrent dans la rade de Cherbourg. Il y a aussi les immeubles du quartier des Provinces, construits après la guerre, qui vont être détruits au bulldozer. Et puis il y a aussi cette histoire d'explosion et un adolescent qui prétend que son ami a disparu dedans. Une explosion que personne, à part lui, n'a vu. Affabulation ou réalité ? C'est la question que se pose Frédérique, la policière chargée de mener l'enquête. J'ai plongé dans la rade de Cherbourg et dans l'écriture de Charles Daubas avec délice, et je n'ai pas repris mon souffle une seconde. Ce court premier roman (à peine 200 pages) sait ménager le suspense, dans un style poétique qui peut donner des frissons. Un style qui j'espère s'affirmera d'avantage dans de prochains romans. En tout cas Cherbourg a su me convaincre et j'espère qu'il saura vous convaincre vous. En plus de retenir Frédérique, tout comme le lecteur, dans une enquête où il n'y a ni corps, ni preuves, ni indices, le roman aborde en filigrane des sujets de société : nucléaire, FIV et travail ouvrier difficile. En passant, comme un bateau en papier qui glisserait mollement sur l'onde d'une rivière. Je remercie @editions_gallimard pour ce premier roman de Charles Daubas, ce fut une belle surprise. #Cherbourg #CharlesDaubas #PremierRoman #lecture #litterature #critiquelitteraire #bookstagram

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