Nucléaire : pourquoi Naoto Kan, l'ex-Premier ministre japonais, visite Flamanville et La Hague

En visite, dans le Nord-Cotentin, l'ex-Premier ministre japonais Naoto Kan vient témoigner sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima / © F3 Normandie
En visite, dans le Nord-Cotentin, l'ex-Premier ministre japonais Naoto Kan vient témoigner sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima / © F3 Normandie

Sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’ancien Premier ministre en poste au moment de l’explosion rencontre des collectifs antinucléaires à Flamanville et La Hague. Depuis 2011, Naoto Kan milite pour une sortie totale du nucléaire. Il vient surtout pour témoigner.

Par Layla Landry

Il a fait le choix de visiter les deux sites de l’extérieur. En visite en France depuis lundi, l’ex-Premier ministre japonais Naoto Kan sera en visite dans le Nord-Cotentin jeudi 15 et vendredi 16 mars. Pendant ces deux jours, il se rendra non loin de l’EPR de Flamanville ainsi qu’au Cap de la Hague. Ses guides : le Collectif antinucléaire Ouest et le Crilan. Car depuis 2011, Naoto Kan est devenu un fervent militant antinucléaire.
Dans le Nord-Cotentin, il tient surtout à témoigner. En 2012, après avoir démissionné de son poste de Premier ministre, il fait campagne pour une sortie du nucléaire qu’il veut totale. Il est marqué par les séquelles que Fukushima a laissé au Japon. En visite à Paris lundi, il prend la parole à l’Assemblée nationale. Sur les réseaux sociaux, il demande même la démission de l’actuel Premier ministre japonais Shinzo Abe.


Zéro nucléaire


Dans un tweet (voir ci-dessous), il écrit : « Le problème d'altération des documents soumis à la Diète (le parti de la majorité) entre dans une nouvelle phase. (...) Faisons en sorte que le Premier ministre Abe démissionne comme promis. Une nouvelle phase est l'occasion de créer un régime conduisant à l'énergie nucléaire zéro. »


Jeudi soir dans la salle du Rafiot à Flamanville, il doit tenir un débat après la projection du film « Le Couvercle du Soleil ». Cette fiction journalistique retrace l’évolution de la catastrophe à Fukushima-Daiichi et dresse un bilan 5 plus tard.
 


400 000 déplacés


« L’erreur est possible n’importe où » confiait-il à nos confrères de FranceInfo lundi matin. C’est bien ce que lui aura appris la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011. A l’époque, il est donc Premier ministre et doit gérer la plus grosse catastrophe nucléaire du XXIème siècle. Le tsunami qui vient de frapper la côte Pacifique du Tohoku a mis hors service le système de refroidissement de la centrale Fukushima Daiichi et très vite, trois réacteurs entrent en fusion. La catastrophe a fait 400 000 déplacés. Le nombre de victimes est estimé à 1 700.
 

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