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Orne: un premier livre sur une enfance abîmée par la violence paternelle

 Dans "la vie désordonnée ni trop sage ni trop conventionnelle du jeune Tiego Peirrera", Anne Le Ponner raconte l'histoire vrai d'un jeune homme plongée aux coeur de violences conjugales.
Dans "la vie désordonnée ni trop sage ni trop conventionnelle du jeune Tiego Peirrera", Anne Le Ponner raconte l'histoire vrai d'un jeune homme plongée aux coeur de violences conjugales.

L'Alençonnaise Anne Le Ponner vient de sortir son premier livre. Elle y raconte les jeunes années de son meilleur ami, Jean-Manuel Pinto, une enfance marquée par la violence de la figure paternelle. 

Par CM

Elle n'avait jamais écrit de livre. Dans le "civil", Anne Le Ponner est infirmière. L'Alençonnaise a trouvé, d'une certaine manière, le moyen de soigner les maux avec les mots. Son premier ouvrage, "La vie désordonnée ni trop sage ni trop conventionnelle du jeune Tiego Peirrera", vient de sortir chez Fauves éditions. Mais l'histoire a débuté 16 ans plus tôt, quand la jeune écrivaine a poussé la porte d'un salon de coiffure.

Tiego Peirrera, c'est Jean-Manuel Pinto, coiffeur talentueux. Mais à la vie tourmentée. Très vite, entre eux, le courant passe et une solide amitié se noue. Chacun se raconte. L'un sans doute plus que l'autre. L'as du ciseau a comme un irrépressible besoin de se décharger du poids qui pèse depuis de nombreuses années sur ses épaules. "J'ai tellement eu de choses très dures dans ma vie", confie Jean-Manuel, malgré son sourire, "j'ai dû me battre à chaque fois pour m'en sortir."

Dans son livre, Anne Le Ponner raconte le parcours chaotique d'un jeune homme né d'une mère française et d'un père portugais, un père autoritaire, dont l'expression première était la violence, une violence exercée à l'encontre de son épouse mais aussi de son fils. "Il n'a jamais baissé les bras et je pense que c'est son éducation, les coups qu'il a pu recevoir qui ont forgé sa personnalité, cette reconnaissance qu'il n'a pas eu de son papa, qui ne correspondait pas à l'image qu'il se faisait du fils idéal", explique l'auteure. 

Car en plus de s'interposer entre son père et sa mère, le jeune Manuel-Pinto n'entend pas embrasser la carrière paternelle dans la maçonnerie. A 17 ans, il s'échappe de cercle familial infernal pour vivre pleinement sa passion, la coiffure, une passion transmise par sa mère.

Depuis, Jean-Manuel a fait du chemin. "Ça s'est passé avec le temps", estime-t-il, peut-être aussi soulagé d'avoir pu raconter grâce à son amie cette jeunesse douloureuse. Fort de cette première expérience, le duo veut poursuivre sa route ensemble et envisage la publication d'un second ouvrage. La rédaction de ce premier livre a été comme un déclic: Jean-Manuel Pinto a soif de se raconter. 

 
Orne: un premier livre sur une enfance abîmée par la violence paternelle
Reportage de Damien Migniau et Christophe Meunier

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