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L'Etat souhaite se désengager du Haras du Pin: 21 emplois sur 28 pourraient disparaître

L'Etat souhaite ne plus assurer les salaires d'une vingtaine de salariés au Haras du Pin / © Charly Triballeau/AFP
L'Etat souhaite ne plus assurer les salaires d'une vingtaine de salariés au Haras du Pin / © Charly Triballeau/AFP

Depuis 2015, le "Versailles du cheval" est géré par un établissement réunissant le Département de l'Orne, la Région Normandie et l'Etat, propriétaire du site. Mais ce dernier ne souhaite plus assurer le paiement des salaires d'une vingtaine d'agents d'ici trois ans.

Par CM

C'est un ménage à trois qui tourne mal. En juillet 2015, on célébrait les noces. Un Etablissement public administratif voyait le jour pour assurer la gestion du "Versailles du cheval". L'Etat, propriétaire à 100% du Haras du Pin jusqu'alors, avait souhaité confié les rênes au Département de l'Orne et à la Région Normandie, tout en restant partie prenante dans l'avenir de ce site classé monument historique. Les trois partenaires évoquaient un investissement de 50 millions d'euros sur dix ans, dont 9 à la charge de l'Etat. Mais ce dernier a décidé de totalement couper les ponts. Et ses financements.

Si l'Etat avait pris du champ sur la gestion du Haras du Pin ces dernières année, il restait présent par l'intermédiaire de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), une structure qui fournissait 21 des 28 emplois à temps plein du site. Mais en décembre dernier, l'IFCE a annoncé au conseil d'administration qu'il ne mettrait plus à disposition du Haras du Pin cette vingtaine d'agents d'ici 2022.  Les personnes concernées travaillent à l'entretien des chevaux, à l'organisation des concours et dans les services administratifs. Pour les salariés, c'est un coup dur. Avec comme perspectives possibles, une mutation ou une reconversion.
 

Une décision "humainement" (et financièrement) "brutale"

Les collectivités locales, en charge de la gestion du site, sont elles aussi sonnées. Et remontées. "On n'envisage pas que l'Etat se retire de cette façon aussi brutale", commente Christophe de Ballore, président de l'Orne, "Humainement d'abord, au regard des agents de cette institution, mais également au regard de cette institution, l'une des plus belles du département. C'est quand même le fleuron du cheval en France." Chaque année, le Département de l'Orne et la Région Normandie investissent un million d'euros sur le site. Assurer les salaires des 21 agents représenterait une charge financière supplémentaire d'un montant équivalent.

Les deux présidents ont écrit au Premier ministre pour tenter d'infléchir la position du gouvernement et se sont également entretenus avec le président du Sénat (originaire de l'Orne) sur ce sujet. 

 
L'Etat souhaite se désengager du Haras du Pin: 21 emplois sur 28 pourraient disparaître

Reportage de Jean-Yves Gélébart et Matthieu Bellinghen
Intervenants:

- Loic Bourdais, responsable des spectacles
- Christophe de Balorre, président du Conseil Départemental de l'Orne

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