Orne : après l'incendie qui a causé la mort de deux adolescents, la famille est sortie de l'hôpital

24 heures après, les quelques rares affaires qui ont échappé aux flammes ont été récupérées. / © Jérôme Ragueneau/FranceTelevisions
24 heures après, les quelques rares affaires qui ont échappé aux flammes ont été récupérées. / © Jérôme Ragueneau/FranceTelevisions

24 heures après l"incendie de St Nicolas de Sommaire, la vie doit continuer, coûte que coûte, pour la famille des deux adolescents décédés tragiquement. Les parents et deux des enfants qui étaient encore hospitalisés sont sortis. La ville de L'Aigle s'est mobilisée pour proposer logement et aide.

Par Alexandra Huctin

Ce lundi 2 décembre, il ne reste pas grand chose de la Françoisière, petit lieu-dit isolé, situé à Saint-Nicolas-de-Sommaire (61) près de L'Aigle, où deux adoslescents de 13 et 15 ans, Luc et Valentin, ont perdu la vie dans l'incendie de leur maison.
C'était il y a tout juste 24 heures, dans la nuit de samedi à dimanche, 1er décembre 2019.
 
 

Le poêle est intact dans le salon


Près de la maison, ce lundi, les quelques passants s'arrêtent, regardent, s'interrogent devant cette longère réduite en tas de pierres lêché par la suie.

"Tout a brûlé, il ne reste plus rien de ce qui était leur habitation", raconte un témoin. "Mais le poêle est intact dans le salon, il n'a pas explosé, rien."

Une amie de la famille est là, ce lundi matin. Elle est venue chercher ce qui pouvait être récupéré, si précieux quand on a tout perdu. Quelques papiers ont échappé aux flammes. 

Elle nous précisera que la famille est bien composée de 6 enfants, plus les parents. C'était bien un anniversaire qui a été fêté avant le drame mais pas dans la maison, contrairemen,t à ce qu'on a pu entendre, ce dimanche, dans la confusion.
Tout le monde était réuni dans une salle du village et la famille a rejoint la maison vers 4 heures du matin. Deux heures avant le coup de fil passé aux pompiers.

Chacun s'est couché. Les deux enfants adultes (20 et 27 ans) ont dormi là, en famille, avec leur copine. Après une soirée, c'est toujours plus prudent.
Le plus jeune de la fratrie a 4 ans et c'est lui qui a réveillé tout le monde en toussant, au rez-de-chaussée, où il dormait.

La suite, on la connaît. Tout les occupants de la longère sont sortis, parfois par les fenêtres. Sauf deux, Valentin et Luc. C'est comme s'il ne s'étaient pas réveillés malgré le bruit dans tout l'étage. 

Leur chambre était située près du conduit, dans les combles. Ont-il été intoxiqués en premier ? L'enquête lancée par le parquet d'Argentan, le dira.
 


Des travaux récents


Elle élucidera aussi les causes réelles du départ de feu.

Le père serait charpentier professionnel. Ce poêle à bois, fourni par le propriétaire, il l'aurait installé lui-même à la fin de l'été.
La famille habitait cette maison depuis 6 mois à peine, en location.
La famille louait cette maison depuis quelques mois seulement / © Jérôme Ragueneau
La famille louait cette maison depuis quelques mois seulement / © Jérôme Ragueneau


Un logement prêté par la ville de L'Aigle


A l'arrivée des secours, dimanche vers 6H15, le petit garçon de 4 ans, incommodé a dû être hospitalisé. La maman, le papa et un autre membre de la famille sont restés également à l'hôpital pour observation toute la journée. Il a fallu gérer, l'après-intoxication et le choc.

Mais selon le directeur de l'Hôpital de L'Aigle, toute la famille endeuillée est sortie, ce lundi matin. La ville de L'Aigle s'est occupée du relogement et des associations caritatives sont mobilisée pour leur fournir des vêtements et des meubles.
 
24 heures après le drame : solidarité et questions


Dans les établissements où étaient scolarisés les adolescents décédés, le lycée Napoléon à L’Aigle et le collège Émile-Chartier à Mortagne, un soutien psychologique a été mis en place pour tous ceux qui ressentent le besoin de parler. 
 

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