Prix des autoroutes normandes : toujours un peu plus chaque année

© BELPRESS/MAXPPP
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Pas une année ne s'égraine sans une petite augmentation des tarifs d'autoroute. Et l'année 2018 n'échappera pas à cette règle. La hausse c'est pour ce jeudi 1er février. Plus 1,39% sur le réseau normand. 

Par Alexandra Huctin

Ce ne sera pas l'autoroute qui augmentera le plus cette année, en France. Mais ce sera la hausse la plus importante des ces deux dernières années. Le tarfis des péages d'autoroute va augmenter en Normandie, comme ailleurs. L'information est parue au Journal Officiel. La Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef) et la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) demanderont 1,39% supplémentaire dès jeudi, le 1er février.

Les tarifs des péages d'autoroutes augmenteront partout en France de 0,87 à 2,04% pour les voitures particulières. 

Les automobilistes devront débourser 2,04% supplémentaire sur le réseau des Autoroutes de Rhône-Alpes (AREA) et 2% sur les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), détenus par Eiffage, selon un communiqué d'APRR.

Sur le réseau géré par Vinci, les tarifs pour les véhicules légers augmenteront de 1,34% sur les Autoroutes du Sud de la France (ASF) et les Autoroutes Esterel-Côte d'Azur (Escota). Ils progresseront de 1,33% sur le réseau Cofiroute.

En ce qui concerne les autres classes de véhicules, les tarifs seront en hausse de 0,59% à 2,92% sur les réseaux des concessionnaires historiques. Les variations sont plus importantes sur les autres réseaux.

Le pourcentage de hausse des tarifs prend en compte diverses composantes, comme le niveau de l'inflation, l'augmentation de la redevance domaniale pour le financement d'infrastructures de transport et les travaux non prévus dans les contrats. Mais des associations de défense de consommateurs et des représentants de transporteurs routiers dénoncent les hausses de tarifs des concessionnaires.

"On les sent très protégées, très à l'aise et on sent un Etat qui n'est pas du tout disposé à entrer dans un bras de fer", a déclaré à l'AFP, Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, pour qui ces augmentations sont "une aberration". 

Fin 2014, Ségolène Royal alors ministre de l'Ecologie, était montée au créneau après un rapport de l'Autorité de la concurrence qui faisait état de la "rente" des sociétés autoroutières depuis la privatisation de 2006, un calcul contesté par les intéressées. Un accord avait mis fin à la polémique en septembre 2015 avec le lancement d'un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros qui prévoyait des hausses de péage et un allongement des concessions.

Le gel des tarifs consenti en 2015, contrebalancé par des hausses de 2019 à 2023, devrait coûter 500 millions d'euros aux usagers, avait indiqué le régulateur des activités ferroviaires et routières (Arafer) en 2016.

En janvier 2017, le gouvernement et les sociétés autoroutières se sont entendus sur un plan d'investissements supplémentaire de 803,5 millions d'euros dans les autoroutes, en partie financé par des hausses des péages jugées excessives en juin par le régulateur.

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