Après le passage des tempêtes Eunice et Franklin en Normandie, un "fond de secours d'extrême urgence" déployé pour les familles sinistrées

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Écrit par avec AFP

Le ministre de l'Intérieur a annoncé ce mardi soir la mise en place d'un "fonds de secours d'extrême urgence" pour venir en aide aux sinistrés des tempêtes Eunice et Franklin qui ont frappé le nord ouest de la France.

C'est peu de dire que le weekend dernier a été mouvementé dans le nord ouest de la France. Entre vendredi et lundi, ce sont pas moins de deux tempêtes, Eunice puis Franklin qui ont balayé les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de la Seine-Maritime et de la Manche et entraîné dans leur sillage de nombreux dégâts.

Ce mardi soir, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir décidé "à titre exceptionnel", "d'engager les crédits du fonds de secours d'extrême urgence". Ce dispositif "d'aide direct" est "destiné aux particuliers et aux familles placées en situation de grande difficulté suite à une catastrophe".

Les aides "permettront aux personnes démunies suite au passage des tempêtes de se procurer des biens de première nécessité, en complément de l'assistance fournie par les collectivités locales", détaille le ministre dans son communiqué.

Un couple de septuagénaires décédés dans la Manche

Eunice a fait au moins six blessés graves, paralysé les transports et endommagé de nombreux bâtiments, y compris des établissements scolaires. Franklin a causé la mort d'un couple de septuagénaires, emporté par les flots dans la Manche, sur une petite route submersible de Bricqueville-sur-Mer

Outre le "fonds de secours d'extrême urgence", d'autres dispositifs seront mobilisés "en fonction de la nature des dommages constatés et des phénomènes naturels qui les ont causés", ajoute le ministre dans son communiqué. Ainsi, les dommages causés par les vents violents "seront pris en charge directement par les compagnies d'assurance", "d'ores et déjà mobilisées pour faire face à l'afflux de déclarations de sinistres", détaille-t-il. Dans ce cas, les indemnisations seront possible "sans qu'une reconnaissance préalable de catastrophe naturelle ne soit nécessaire", poursuit le ministre.

A contrario, il invite les maires des communes où des dommages ont été causés par des "inondations ou des épisodes de submersion marine", "à déposer des demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle auprès des préfectures de leur département".