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Taxe à 75% : les clubs de foot à la caisse

Matignon a confirmé que les clubs seront bien concernés par la future taxe sur les hauts revenus. Le football français fait la grimace. 

Jean-Louis Triaud est résigné
Jean-Louis Triaud est résigné © FTV
On appelle ça se faire reprendre de volée. Lundi, le président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graet affirmait que les clubs ne seraient pas taxés à 75 %. En effet d'après ce que lui auraient confié les services du Premier Ministre en décembre, les clubs ne passeraient pas à la caisse car ils sont considérés comme des PME. La réaction politique n'a pas tardé. Mardi matin, Matignon a contredit cette version en précisant dans un communiqué que toutes les entreprises seraient concernés,quelles que soient leurs tailles, à partir du moment où elles versent des salaires supérieurs à un million  annuel. En clair, beaucoup de clubs de Ligue 1 devront payer.  


Triaud fataliste

Si les présidents de Lyon et de Marseille ont haussé le ton, celui des Girondins de Bordeaux s'est montré plus fataliste, peut-être parce que la masse salariale de son club est nettement inférieure à celle des autres grands clubs français. "Cela va encore coûter de l'argent aux clubs, a déclaré Jean-Louis Triaud sur RMC. Mais c'est à la mode. Dès qu'il y a quelque chose d'anormal, dès que ça va mal ou qu'il neige en avril, c'est la faute du football. Nous sommes habitués. Cela devient ridicule tellement nous sommes montrés du doigt. On fera bon coeur contre mauvaise fortune". 

 

Combien de Bordelais?

Aux Girondins, engagés dans une réduction drastique de la masse salariale, on a commencé à sortir la machine à calculer. Une petite dizaine de joueurs émarge à plus d'un million d'euros par an, seuil minimal pour régler cette fameuse nouvelle taxe d'impôts. Ludovic Obraniak, Cédric Carrasso, Jaroslav Plasil, Benoit Trémoulinas ou Marc Planus sont les plus gros salaires du club. Mais combien seront encore là au moment où cette mesure entrera en vigueur? Certainement moins. 
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