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Jean-Pierre Raffarin : les Français sont écoeurés !

Le sénateur de la Vienne (UMP), Jean-Pierre Raffarin, estime que "les mots du président de la République n'ont pas été à la hauteur du choc ressenti", alors que "la France est écoeurée" par le mensonge de Jérôme Cahuzac.
© France 3 Poitou Charentes
"La France est écoeurée et moi aussi ". Jean-Pierre. Raffarin répondait lors de "Questions d'Info" émission organisée par LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP.
"On propose des lois nouvelles de circonstances et François Hollande a demandé souvent qu'on n'agisse pas comme cela", a-t-il ajouté en commentant l'allocution télévisée du président de la République.
 "Quel service de l'Etat n'a pas fait son travail ? Il n'est pas possible que personne n'ait pu prévenir le président de ce risque. Il y a un des services qui aurait dû prévenir le président de la fragilité de cette situation", a -t-il dit.

"Un ministre des impôts qui échappe aux impôts! Où est la défaillance dans l'appareil de l'Etat ? a insisté M. Raffarin, pour qui "il n'est pas possible que dans les circonstances dans lesquelles nous sommes aujourd'hui, personne n'ait pu, à un moment ou à un autre, prévenir le président de ce risque".

Questionné sur une éventuelle responsabilité de Pierre Moscovici, ministre de tutelle de M. Cahuzac, M. Raffarin a répondu: "c'est à l'exécutif, au Premier ministre de voir où est le niveau de défaillance".
Demandant "qui avait analysé les informations venant de Suisse" semblant en décembre blanchir M. Cahuzac, l'ex Premier ministre a estimé que "l'appareil de l'Etat devait savoir qui a fait preuve soit de légèreté soit d'attitude de complicité".

Pour M. Raffarin, "notre démocratie est malade", "le régime est en crise" et il faut "repenser notre organisation politique". "Je pense même, a-t-il dit, que l'idée de carrière politique qui a été l'idée structurante de notre vie politique, pendant très longtemps, est quelque chose qui doit être remis en cause".

Avec AFP

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