La Pro D2 en quête de modèles économiques

© NICOLAS TUCAT / AFP
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La Pro D2 de rugby, dont l'exercice 2013-2014 débute vendredi, est en pleine transition. De plus en plus attractive, elle peine toutefois à suivre le rythme du Top 14 et les perspectives sont bien différentes entre petites et grandes villes.

Par KJ avec AFP

A l'image de leurs grands frères du Top 14, les clubs de Pro D2 ont tendance à vivre au-dessus de leurs moyens. Ainsi, selon un rapport de la Direction nationale d'aide au contrôle de gestion (DNACG) paru en juin 2013, 15 clubs sur 16 affichaient un déficit au terme de l'édition 2011-2012, pour une perte nette moyenne de 325.000 euros. Une situation ancienne, qui devrait se poursuivre en 2012-2013 comme l'indiquent les récentes difficultés de Dax, Narbonne ou encore Carcassonne.

A l'inverse du Top 14, et alors même que les audiences télévisées et dans les stades progressent, la Pro D2 peine à prendre du poids économiquement. Ainsi, pour l'exercice 2013-2014, le budget prévisionnel moyen reste stable, autour de 5,78 millions d'euros, quand le Top 14 affiche une croissance de 6,87 % pour un budget moyen de 19,45 millions d'euros. Surtout, l'écart entre les deux divisions ne cesse de croître puisque si le chiffre d'affaires moyen d'un club de Top 14 était 2,2 fois supérieur à celui d'un club de Pro D2 en 2007-2008, le différentiel grimpe
à 3,36 aujourd'hui.

Si le sponsoring est la principale ressource des clubs, la structure générale des budgets selon le rapport de la DNACG révèle aussi l'importance
des subventions des collectivités locales et surtout des reversements de la Ligue qui représentent 18% du CA en 2011-2012. Une somme qui provient principalement des droits télé et marketing... du Top 14 et frôle le million d'euros par club
en moyenne. 


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