Michèle Alliot-Marie (UMP) ne croit pas à une vague bleue à hauteur du mécontentement

Michèle Alliot-Marie, tête de liste UMP aux Européennes dans le Sud-Ouest, a jugé peu probable, mercredi, une vague bleue aux élections municipales à la mesure du " mécontentement " des Français, jugeant qu'il sera surtout perceptible dans les grandes villes.

Michèle  Alliot-Marie le 5 décembre 2013 à Paris.
Michèle Alliot-Marie le 5 décembre 2013 à Paris. © BERTRAND GUAY / AFP

Il y a un très profond mécontentement de la part des Français, il suffit de regarder les chiffres des sondages concernant François Hollande, Jean-Marc Ayrault ou le gouvernement en général ", a déclaré Mme Alliot-Marie sur I>TELE.



" Est-ce que cela va se traduire sur les élections municipales ? Probablement pas autant que n'existe le mécontentement actuel, pour une raison simple : nous avons 35.000 communes en France, pratiquement 34.000 qui sont des petites communes ou des communes moyennes dans lesquelles le facteur personnel compte énormément ", a poursuivi " MAM ".

" On va ressentir l'effet sur les grandes villes, sur un certain nombre de grosses villes moyennes, mais sans doute pas autant ", a jugé Michèle Alliot Marie, qui prévoit également un moindre score de la gauche dans ses bastions municipaux historiques, citant l'exemple de Lille.

Au sujet de la composition des listes UMP pour les européennes, MAM a estimé que " l'Europe exige à la fois de pouvoir faire monter des générations mais exige aussi des compétences. Ce qu'on a souvent reproché aux députés français, c'est leur absentéisme, leur absence de motivation et parfois leur (absence de) compétence ".
" Ce nouveau Parlement va avoir des compétences nouvelles, en application du traité de Lisbonne, qui vont lui permettre de travailler sur des sujets régaliens. Il se trouve que je pense que dans l'Europe toute entière, il y a peu de politiques qui aient l'expérience des ministères régaliens telles que je l'ai aujourd'hui", a estimé celle qui a officié dans les ministères de la Défense, de la Justice et de l'Intérieur.
" Si je suis élue quelque part, je remplis mon mandat parce que c'est une obligation morale à l'égard des électeurs ", a assuré Michèle Alliot-Marie.
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