Polémique autour d'un cliché de Brian Joubert dans un document de campagne du maire de Cholet

L'utilisation, sans son accord, d'un cliché du patineur artistique Brian Joubert par le député-maire de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dans un document de campagne pour les élections municipales suscite l'ire de l'ancien champion du monde qui réclame le retrait de la photo.

© Maxppp
La photo -- où l'on voit le champion du monde 2007 sur la glace de la patinoire de Cholet, entouré de jeunes -- a été publiée dans un document confectionné par l'équipe de campagne de Gilles Bourdouleix (ex-UDI), qui brigue un quatrième mandat consécutif.

Brian Joubert, qui vient d'annoncer sa retraite sportive lors des jeux Olympiques de Sotchi, n'a pas souhaité s'exprimer. Sa mère, Raymonde Joubert, "très agacée", a pour sa part exigé le retrait immédiat du cliché, expliquant ne pas supporter que l'image de son fils -qui soutient le socialiste Alain Claeys, maire sortant de Poitiers, ville natale de Brian- soit récupérée politiquement. Elle a également menacé de porter plainte: "Nous allons taper très fort", a-t-elle prévenu.

Pour sa part, Gilles Bourdouleix a jugé "impossible" le retrait de la photo: le document, imprimé à 35.000 exemplaires, a déjà été distribué et la campagne est lancée. Cette polémique est "ridicule", a-t-il estimé : la photo incriminée, qui fait trois centimètres sur trois, n'est que l'un des 350 clichés dans un document de 48 pages et le nom de Brian Joubert "n'est pas cité".

Il a également rappelé que Cholet a ouvert gratuitement, et à plusieurs reprises, les portes de sa patinoire à Brian Joubert, lorsque celle de Poitiers était en travaux, pour qu'il puisse continuer à s'entraîner. "L'équipe qui a fait mon document ne connaît absolument pas Brian Joubert, ils seraient absolument incapables de le reconnaître dans la rue. Personnellement, je serais incapable de le reconnaître aussi", a-t-il expliqué .

"On sort des jeux Olympiques de Sotchi" et, "aux jeux Olympiques du ridicule, personnellement, ce n'est pas moi qui vais avoir la médaille", a encore ironisé le député-maire. Gilles Bourdouleix avait été condamné le 23 janvier dernier à 3.000 euros d'amende avec sursis pour "apologie de crime contre l'humanité" après ses propos selon lesquels Adolf Hitler n'avait "peut-être pas tué assez" de gens du voyage.
Il a fait appel de ce jugement.
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