Mia Electric : Michèle Boos confirme qu'elle souhaite reprendre l'entreprise

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Écrit par Baptiste Cogitore

Après la liquidation judiciaire du constructeur de véhicules électriques le 12 mars dernier, l'actionnaire majoritaire de Mia a annoncé qu'elle ferait appel de cette décision à la Cour d'appel de Poitiers. Elle se place aujourd'hui en position de repreneur : une manière de se remettre à flots.

Jointe au téléphone jeudi 20 mars par Luc Barré, de la rédaction de F3 Poitou-Charentes, Michèle Boos le confirme : elle va reprendre Mia Electric et contester le jugement du tribunal de commerce de Niort. La décision était tombée comme un couperet le 12 mars dernier, annonçant la liquidation judiciaire du constructeur de Cerizay. Plus de 200 employés sont, depuis, au chômage technique.

La loi précise en effet qu'une liquidation judiciaire suppose que "l'entreprise concernée est en état de cessation des paiements et que son rétablissement est manifestement impossible. Elle met fin à l'activité du débiteur, dont les biens sont vendus pour permettre le paiement des différents créanciers".

Un plan de reprise encore inconnu

Pour Michèle Boos, actionnaire majoritaire à 88% des parts de Mia, c'est un moyen de remettre l'entreprise à flots en épongeant ses dettes pour repartir sous de nouvelles conditions, qui restent à définir dans un plan de reprise. Ce plan devra notamment répondre à plusieurs questions : 
  • Mia va-t-elle changer de cible pour trouver de nouveaux marchés ?
  • Quelle sera la place de la Région, propriétaire de 12% des parts du constructeur, qui a déjà investi plus de 7 millions d'euros.
  • Et surtout : quels seront les nouveaux investisseurs ? D'où viendront les fonds ?

Des prolongations douloureuses​

Pour l'administrateur judiciaire Me Emmanuel Hess, Mia n'a pas les moyens de jouer les prolongations : si les 300 000 euros de trésorerie permettent de payer les salaires de février, ils ne suffiront pas à payer les fournisseurs et les charges de la société. Lors de l'annonce de la liquidation judiciaire, La procureure de la République, Natacha Rateau estimait quant à elle que "toute poursuite se traduirait par une augmentation du passif de l'entreprise".

Les représentants du personnel rencontrent jeudi 20 mars maître Humeau, le "liquidateur" de Mia Electric lors du comité d'entreprise. Les syndicats négocient des primes supra-légales de licenciement, des aides à la formation et à la mobilité, ou encore à la création d'entreprises. Michèle Boos ne devrait pas participer à la réunion.