Depuis 15 jours, des rumeurs alarmantes concernant une mortalité exceptionnelle sur les parcs de moules en Charente-Maritime circulaient sur les pontons de La Rochelle et de Charron. Sur le terrain, dans la baie de l'Aiguillon, le constat est encore pire qu'on ne pouvait l'imaginer.
Selon ce jeune professionnel de Charron, en Charente-Maritime, la filière peut s'attendre à une chute de plus de 70% de la production.
Les premiers résultats des analyses effectuées par IFREMER confirment que nous ne sommes pas en présence du même élément pathogène qui sévit depuis quelques années sur la filière ostréicole. On parle plutôt d'une trop grande turbidité de l'eau et d'une salinité déréglée par les abondantes chutes de pluie de cet hiver.
Quoi qu'il en soit, pour beaucoup de professionnels, il va être difficile de garder le cap. Benoît, comme ses collègues, espèrent limiter les dégâts dans les parcs du sud de la zone, apparemment épargnés.
Mais des mesures de reconnaissance de catastrophe naturelle sont déjà à l'examen en préfecture et les organismes bancaires ont également été alerté.
Du côté des collectivités locales, tant en Vendée qu'en Charente-Maritime, on s'inquiète également de l'impact environnemental de cette catastrophe annoncée et on réfléchit déjà à des filières temporaires de traitement de ces tonnes de déchets naturels.
La mytiliculture charentaise représente près de 20% de la production nationale, mais est, surtout, le bassin historique de culture de naissain pour l'ensemble de la filière.
Cette crise pourrait donc bien avoir des répercussions qui dépasseraient largement les frontières de la baie de l'Aiguillon.











