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Tests ADN négatifs à La Rochelle: les lycéens soulagés mais déçus

Le lycée Fénelon de La Rochelle / © Maxppp
Le lycée Fénelon de La Rochelle / © Maxppp

Les 539 prélèvements génétiques, effectués le mois dernier, n'ont donc pas permis d'identifier le violeur de la jeune élève du lycée Fénélon de la Rochelle. Sur place, les lycéens sont partagés entre soulagement et déception. 

Par EG d'après AFP

Au lendemain de l'annonce des résultats négatifs des prélèvements ADN massifs effectués au lycée Fénelon de la Rochelle pour tenter d'identifier
le violeur d'une jeune élève, les lycéens de l'établissement ont réagi, manifestant à la fois leur soulagement, mais aussi leur déception

"Je pensais qu'il pouvait s'agir de quelqu'un du lycée"

"Dans un sens, cela soulage", a réagi Solène, 17 ans, l'une des 1 300 élèves de cet établissement, dans lequel tous ont appris le drame le 11 avril, sept mois après les faits. "Je pensais qu'il pouvait s'agir de quelqu'un du lycée parce qu'il connaissait bien les lieux", a-t-elle ajouté, en évoquant les circonstances de l'agression, commise dans des toilettes et dans l'obscurité, d'où la difficulté pour la victime de donner des éléments d'identification. 
"Il a attendu la fin de la minuterie (ndlr: pour commettre l'agression). Ce sont les seules toilettes où il y a une minuterie. Cela peut être un ancien élève!" a-t-elle estimé. 

"Heureusement que c'est fini"

Océane, 18 ans,  s'est aussi dite soulagée: "Heureusement que c'est fini. Avant les vacances, chacun avait sa version de l'histoire. Le plus dur, cela a été la présence de tout ce monde devant le lycée. Et puis, j'ai entendu des gens dire qu'ils ne voulaient plus mettre leurs enfants ici, alors que ça aurait pu arriver n'importe où", a-t-elle ajouté.

"Je suis déçu qu'on n'ait pas trouvé le coupable"

"Ça ne va rien changer, nous n'avons jamais pensé que c'était quelqu'un du lycée", a pour sa part assuré Hugo, 18 ans, résumant le sentiment de beaucoup de ses camarades car, selon lui, le coupable "aurait refusé de faire le test". "Je suis déçu qu'on n'ait pas trouvé le coupable", a en revanche confié Kevin, 16 ans, qui avait subi un prélèvement ADN en avril. 
"Ce n'est pas étonnant que ce soit quelqu'un de l'extérieur", a encore commenté Manon, 18 ans. "On peut pas sortir de ce lycée, mais on rentre comme on veut. Il y a beaucoup de va-et-vient."

Aucune piste privilégiée 

Selon le procureur de la République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, cette campagne de 539 prélèvements aura permis de faire rebondir l'enquête sur d'autres pistes et de réduire le nombre de suspects. Les policiers vont notamment chercher à identifier les personnes présentes dans l'établissement de manière "illégitime" au moment des faits, sans qu'il ait été précisé comment il leur est possible de les identifier. On ignore notamment si les caméras de surveillance ont pu être exploitées.

Sept mois après le viol commis le 30 septembre 2013, aucune piste ne semble privilégiée au sujet de l'agresseur qui a laissé une trace d'ADN masculin, inconnue, sur les vêtements de la victime. Dans un communiqué publié ce matin, le parquet a précisé que des prélèvements effectués au commissariat restaient à analyser et que d'autres prélèvements devraient encore être réalisés, sans autre précision.

Isabelle Pagenelle a en effet indiqué que "des instructions" avaient été "données au laboratoire pour que la "totalité des prélèvements négatifs"  et "des profils soit détruite". La direction de l'établissement, contactée jeudi, n'a souhaité faire aucun commentaire.

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