Rapprochement UMP-Centre : François Bayrou " pas favorable "

Le patron du Modem ne veut pas entendre parler d'un parti unique " Droite-Centre " comme le propose Alain Juppé. Le maire de Pau est en revanche favorable à des ententes au cas par cas.

Le président du MoDem, François Bayrou, lors d'une conférence de presse, le 5 novembre 2013 à Paris.
Le président du MoDem, François Bayrou, lors d'une conférence de presse, le 5 novembre 2013 à Paris. © MAXPPP

Est-ce qu'on doit recommencer avec l'idée d'un parti unique de la droite et du centre qui organise la confusion entre des courants politiques qui en réalité sont différents ? "

s'est-il interrogé sur BFMTV et RMC, ajoutant: " je m'y suis opposé en 2002, et je n'y suis toujours pas favorable aujourd'hui ".
"Je suis favorable à ce qu'il y ait une droite qui soit à droite et un centre qui soit au centre ", a-t-il martelé.

" Qu'il y ait des ententes quand le moment arrive, par exemple pour une présidentielle, qu'il y ait un travail sur le fond entre des mouvements politiques organisés ou réorganisés, assurés d'eux-mêmes: on peut imaginer qu'il y ait des constructions à partir de mouvements qui sont séparés ", a-t-il cependant avancé.

Pour les élections européennes, l'UDI et le MoDem avaient décidé de s'allier et de faire cavalier seul. L'alliance a recueilli 9,92%. Additionnés, les scores de l'UMP et ceux de l'UDI/MoDem font 30%.
Au soir du scrutin, Alain Juppé avait lancé: " recréons les bases d'un accord entre droite et centre qui partagent pour l'essentiel les mêmes valeurs ". Le lendemain, il a prévenu qu'il allait " proposer " au bureau politique de son parti un rapprochement avec les partis du centre, UDI et MoDem, afin de
" mettre en place une plateforme commune ".
Nathalie Kosciusko-Morizet plaide pour sa part pour une " alliance stratégique avec le centre."

On ne peut pas durer trois ans dans la situation où on se trouve ".



Après les élections européennes de dimanche, le président du Modem a demandé un changement de cap. " Le système politique français ne peut pas supporter pendant trois ans d'avoir aux responsabilités des hommes et des mouvements politiques qui n'ont plus aucune confiance du peuple", a-t-il affirmé sur BFMTV et RMC, constatant " une dévaluation de l'image, de la force et du sérieux du pouvoir ".

Interrogé sur une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale pour répondre au scrutin du 25 mai, François Bayrou a dit ne pas savoir ce qu'il allait se passer: " Quand il y a un orage, il n'y a qu'une certitude, c'est qu'il va y avoir un coup de foudre, mais vous ne savez pas où, quelquefois c'est sur le clocher quelquefois c'est sur un brin d'herbe ".
" Donc il est de la responsabilité de ceux qui ont depuis longtemps averti, ont décrit ce qui allait se passer, ont proposé un chemin différent, de faire avancer devant le pays un projet de reconstruction", a-t-il poursuivi.




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