Les premiers "runs-exhibitions" sur la Garonne enchantent le public

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Écrit par Candice Olivari

Devant des milliers de spectateurs, 9 bateaux se sont élancés pour le premier run de cette fête du fleuve. Un joli spectacle, accompagné d’un petit rayon de soleil. L’Anglais Nick Cherry remporte le 1er run

16h15, ils sont des milliers massés sur les quais pour assister au départ du 1er run.

Sur l’eau, 9 bateaux,  des anglais, des français. Bref, c’est un match France/Angleterre qui se joue  loin des pelouses.
Les conditions sont idéales : marée basse juste avant la renverse, peu de courant donc, et un vent de force 9. Les bateaux s’élancent face au vent, difficile de ne pas mordre la ligne avant l’heure. Aucun ne se laisse piéger, le public apprécie.

Solange et Philippe Theret venus de l’Indre ont quitté leur camping de Pauillac pour assister à ce premier run. Après l’arrivée des bateaux hier dans le Médoc ils profitent aujourd’hui du spectacle bordelais.

C’est impressionnant ! On est juste en face du départ, on ne pourrait pas être mieux placés

se réjouit Solange. Son mari lui est impressionné : « faut le faire dis donc, moi je ne pourrais pas ». Un élan d’admiration vite rattrapé par une impatience météorologique. « Normalement nous restons jusqu’à mardi mais s’il fait mauvais, on rentre ». Une menace vite suivie d’une éclaircie sur le plan d’eau.
Run d'entrainement Solitaire du Figaro

Les bateaux virent de bord direction le pont Chaban Delmas dans une lumière fabuleuse.

Au milieu des monocoques, la barge avec à son bord un tronçon de l’A380 tente de se frayer un chemin. Scène surréaliste. La Garonne, accueillante, offre une place à chacun.

« C’est bien qu’il y ait des choses comme ça » nous confie Marie Larrouy, bordelaise venue se dégourdir les jambes.

Ce serait bien si la course du Figaro partait tous les ans de Bordeaux 

Philippe, son compagnon, intervient. « En même temps il faut bien que tous le monde en profite », Marie, loin de se laisser abattre, conclue : « On pourrait en avoir d’autres alors, comme le Vendée Globe ».

Les bateaux sont déjà de retour, tous sous spi. Certains viennent empanner devant le Cuauhtémoc, manœuvre spectaculaire et risquée. D’autres parviennent à maintenir le cap jusqu’à la ligne d’arrivée. En tête l’Anglais Nick Cherry sur Magma Structure, suivi par Jérémie Beyou sur Maître Coq, un des favoris de la Solitaire cette année. Sur la troisième marche du podium, à nouveau un Anglais, Jackson Bouttell avec Artémis 77.

Peu importe le chrono, tous étaient là pour la parade, le spectacle et en mettre plein la vue. La manœuvre est réussie.