Le cardinal basque Roger Etchegarray est le 3ème homme d'église français décoré de la légion d'honneur

Publié le Mis à jour le
Écrit par Cendrine Albo

Manuel Valls a décoré samedi à Rome le cardinal Etchegaray grand croix de la légion d'honneur, la plus haute distinction française, pour "un grand français" a t-il affirmé. 

"C'est un grand Français, amoureux de la France, auquel la nation voulait rendre hommage", a déclaré M. Valls qui remettait cette distinction au nom du président François Hollande.

Manuel Valls est arrivé samedi à Rome pour assister dimanche à la canonisation de Jean Paul II et de Jean XXIII.



Deux hommes que Roger Etchegaray a côtoyé. Jean XXIII lors de son séjour au pays basque au bébut des années 50, alors qu'il était un tout jeune prêtre, secrétaire de l'évêque de Bayonne.

Beaucoup plus tard, il fut un proche de Jean-Paul II, qui fit de lui son envoyé spécial de par le monde en 2001. Il a alors été l'homme des missions difficiles, des Balkans à l'Irak en passant par le Rwanda.

"Le don permanent de soi, mais aussi la spontanéité, l'ouverture que vous avez toujours manifestés, forcent notre admiration", a chaleureusement déclaré Manuel Valls

La cérémonie s'est déroulée à la Villa Bonaparte, l'ambassade de France près le Saint-Siège, à laquelle participait l'ancien Premier ministre François Fillon et l'ancien président italien de la Commmission européenne Romano Prodi.



"La République est laïque, ce qui fait souvent l'objet d'incompréhensions encore très récentes" mais "cette laïcité, contrairement à ce que l'on croit, n'est pas la négation de la religion, c'est la séparation entre le spirituel et le temporel, l'indépendance des Etats par rapport aux Eglises et des Eglises par rapport aux Etats", a declaré le Premier ministre français.



C'est la troisième fois que cette distinction est accordée à un homme d'Eglise français, après le cardinal de Lille Achille Liénart et l'abbé Pierre.



Le cardinal Etchegaray, 91 ans, a pour sa part rendu un vibrant hommage à la mission de la France dans le monde et remercié Manuel Valls d'être venu pour les deux papes: "votre geste est républicain", a-t-il dit.



Il a estimé que "la France de Pascal ou de Voltaire devait beaucoup à ces deux papes" avant de brosser un tableau sombre de l'avenir des jeunes dans

le monde contemporain. Pour eux, a-t-il dit, "tout est défi: l'incertitude, la précarité, et l'angoisse de qui se sent menacé, voire même agressé. Il y a un manque d'appétit pour s'ouvrir au futur, la peur d'habiter l'avenir".



 

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