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Charente-Maritime : exploiter le bois de la forêt de la Coubre sans la détruire

© PIERRE GUILLAUD / AFP
© PIERRE GUILLAUD / AFP

Dans la presqu'île d'Arvert, au nord de Royan, la forêt de la Coubre fait partie des éléments importants du paysage. Aujourd'hui, son mode d'exploitation évolue pour éviter les coupes massives de pins maritimes qui se révèlent néfastes à la nature.

Par Christine Hinckel

La forêt de la Coubre s'étend sur 5 000 hectares au nord de Royan à la Tremblade et aux Mathes. Elle a été plantée sur ordre de Napoléon III pour lutter contre l'ensablement de la presqu'île d'Arvert. Cette forêt, aujourd'hui majoritairement composée de pins maritime, est exploitée et entretenue par l'homme selon des techniques qui ont évolué mais qui sont remises en cause par des associations de défense de la nature. L'Office National des Forêts affirme avoir changé ses pratiques pour évoluer vers une gestion moins traumatisante pour la forêt. 


De la coupe rase à la coupe sélective

Vous avez certainement vu dans cette forêt de larges travées complètement déboisées, c'était le résultat de la technique employée, dite de la coupe rase. Il s'agit de couper en une seule fois l'ensemble des arbres dans un lieu donné. On attend ensuite que les fruits tombés au sol germent pour donner de nouveaux arbres. Malheureusement, cette technique reste aléatoire sur les chances de repeuplement et souvent l'ONF a dû replanter des pins après le déboisement.

Aujourd'hui, l'intervention est plus sélective. 
"On intervient en différentes phases. La première phase, c'est un broyage de la végétation au sol et des petits buissons. Ensuite, on intervient dans notre grand peuplement de pins maritimes pour garder uniquement un pin tous les 10 ou 15 mètres." explique Philippe Lequeux, technicien forestier à l'ONF.
De nouvelles pousses peuvent ainsi apparaître plus rapidement grâce aux pommes de pin tombées au sol.


"Des prélèvements de bois plus modérés"

Cette technique permet donc de mieux préserver le peuplement en arbres des forêts mais pour les associations de défense de l'environnement, il faut aller plus loin . L'association 7 sentinelles  qui s'oppose aux coupes massives dans la forêt de la Coubre souhaite que l'on abatte moins d'arbres. "Nous demandons une révision du plan d'aménagement pour revenir à des volumes de prélèvement de bois beaucoup plus modérés" affirme Olivier Marvaud, président de l'association 7 sentinelles.

Plus d'informations avec le reportage de Pascal Foucaud, José Sousa et Jennifer Russeil :
Charente-Maritime : l'exploitation de la forêt de la Coubre
Reportage de Pascal Foucaud, José Sousa et Jennifer Russeil Intervenants : Philippe Lequeux, Technicien forestier à l'ONF et Olivier Marvaud, Président de l'association 7 sentinelles








 

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