Ile de Ré : démolition d'une maison construite sans autorisation dans les années 60

Cette maison avait construite dans les années 60 sans autorisation. / © Alexi Delacour, FTV
Cette maison avait construite dans les années 60 sans autorisation. / © Alexi Delacour, FTV

Une maison qui avait été construite dans les années 60 à Rivedoux sur l'île de Ré, sans autorisation, est en cours de démolition. Le Conservatoire du littoral et le Département de Charente-Maritime, achètent plusieurs parcelles de cette zone naturelle. Certains propriétaires estiment être spoliés.

Par Valérie Prétot

La démolition d'une maison qui avait été bâtie sans autorisation, a débuté ce mercredi à Rivedoux. Elle faisait office de résidence secondaire. La Communauté de communes aidée par le Département a racheté la maison 80.000€.
La maison a été détruite cette semaine. / © Grégoire Alcalay - France Télévisions
La maison a été détruite cette semaine. / © Grégoire Alcalay - France Télévisions
Permis de démolir. / © Alexi Delacour - France Télévisions
Permis de démolir. / © Alexi Delacour - France Télévisions

Dans les années 1960-1970, plusieurs adeptes du camping sur terrains privées, avaient acheté des parcelles sur l'île de Ré, sur lesquelles, ils ont construit des habitations sans permis de construire, dont certaines sont semi-enterrées.
Avec la loi Littoral de 1986 et le classement de l'île de Ré en 1987, ces constructions sont tombées dans l'illégalité.
La démollition de la construction, implantée sur le site du Défends à Rivedoux-Plage, pourrait être le début d'un processus. Une douzaine de maisons semi-enterrées sont dans le même cas. Avec l'aide du département, la Communauté de communes de l'île de Ré rachète ces terrains aux propriétaires. Sur la commune, une vingtaine de parcelles doivent encore être rachetées.

De possibles expropriations 

Selon Lionel Quillet, le président de la Communauté de communes de l'île de Ré, le site du Défens à Rivedoux, est une des plus belles zones naturelles de l'île.

C'est un espace de zone humide de 36 hectares qui donne sur la mer, le Département de Charente-Maritime et le Conservatoire du littoral ont acquis 19 hectares, il reste 17 hectares à acheter avec une douzaine de maisons.
Lionel Quillet, président du Conseil général de Charente-Maritime.

Lionet Quillet explique que le processus avait été enclenché il y a plus une quinzaine d'années mais que pour les 17 hectares restant, une procédure allait être enclenchée.

On va proposer l'achat à lamaible et si les propriétaires ne veulent pas, on va procéder à une phase d'expropriation par déclaration d'utilité publique ce qui est assez rare, pour que tout ce site retrourne à l'environnement.

Certains propriétaires de terrains estiment être spoliés

Les propriétaires de terrains, construits ou non, se sont regroupés au sein de l'association APIR, l'association des propriétaires de terrains à vocation familiale sur l'Ile de Ré. Ils seraient près de 1.500 adhérents, tous propriétaires de maisons ou de terrains pour camper sur l'île de Ré. Ils ont été déboutés de leurs actions en justice mais la présidente de l'association estime que ces démolitions visent la pratique du camping sur les parcelles privées.

La loi littorale doit s'appliquer pour tout le monde de manière équitable, pas uniquement pour les campeurs. On a acheté ces maisons en toute légalité et la valeur à laquelle les maisons ont été rachetés frise la spoliation.
Sylvie Geffré, présidente de l'association APIR

Sur l'île de Ré, le Conseil départemental de Charente-Maritime doit racheter 36 hectares de terrains.
 

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