Un avis favorable pour l'exploitation de l'incinérateur d'Echillais a été accordé aujourd'hui par le CODERST, malgré une décision de justice de décembre dernier. Cet avis est consultatif, c'est désormais au préfet de Charente-Maritime de se prononcer. Les opposants dénoncent un dossier truqué.
A l'appel de plusieurs associations environnementales, une soixantaine d'opposants à l'incinérateur d'Echillais était présente cet après-midi devant la préfecture de La Rochelle où était réunis les membres du Coderst (Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques).
La demande d'une nouvelle autorisation d'exploitation avait été formulée par le SIL (Syndicat intercommunautaire du littoral peu après l'annulation, le 12 décembre dernier, par la Cour d'appel de Bordeaux de celle accordée en 2014 par le préfet de Charente-Maritime. La justice avait alors estimé que l'équipement n'était pas cohérent avec la loi de transition énergétique votée en 2015 notamment en ce qui concerne la technique du tri mécano-biologique (TMB) utilisée à Echillais. Mais avant que l'incinérateur ne puisse mis en fonctionnement, il faudra à nouveau l'autorisation de la préfecture.
Pour les opposants, celle-ci ne fait aucun doute. Ils dénoncent un "dossier où tout est maquillé" car l'incinérateur est déjà construit et craignent un démarrage très rapide des installations dans l'état.
Plus d'informations avec le reportage de Florent Loiseau, Pierre Lahaye et Maylis Gimenez :
Depuis son lancement en 2013, le projet de cet incinérateur fait l'objet de nombreuses oppositions, notamment d'associations de défense de l'environnement. En octobre dernier, des médecins du pays rochefortais avait émis un avis défavorable soulignant les risques pour la population. L'installation est prévue pour traiter les déchets ménagers des 200 000 habitants des 94 communes du SIL (Syndicat Intercommunautaire du Littoral) autour de Rochefort et Royan.