Le départ de la Mini-Transat a été donné ce matin à La Rochelle : les 87 marins ont mis le cap sur les Canaries

Les voiliers sur la ligne de départ ce samedi matin. / © Mini-Transat
Les voiliers sur la ligne de départ ce samedi matin. / © Mini-Transat

Le départ de la Mini-Transat a été donné ce samedi à 10h30 au large de La Rochelle. Les 87 marins ont mis le cap sur Las Palmas de Gran Canaria, première étape de cette transatlantique en solitaire.

Par Valérie Prétot

Les 87 concurrents de la Mini-Transat ont largué les amarres ce samedi à 10h30 à La Rochelle. Le départ a été donné après deux semaines d’attente dans le bassin des Chalutiers, le coup d'envoi ayant été différé à plusieurs reprises en raison des conditions météo dans le Golfe de Gascogne (voir encadré).
Derniers préparatifs ce samedi sur les pontons avant le grand départ. / © Frédéric Cartaud, FTV
Derniers préparatifs ce samedi sur les pontons avant le grand départ. / © Frédéric Cartaud, FTV
Les marins ont mis le cap sur  Las Palmas de Gran Canaria , ils vont parcourir 1 350 milles nautiques avant de rejoindre la première étape de cette transatlantique en solitaire.

Ce matin les skippers appréhendaient déjà les conditions météo des prochains jours au large. La sortie du golfe ne sera pas de tout repos pour les concurrents mais selon les organisateurs "les conditions de vent et de houle seront enfin raisonnables". 
Les marins se sont levés bien avant l'aube pour se préparer pour cette grande aventure.
Images Mini-Transat sur les pontons.
Départ de la Mini-Transat

Nous allons partir dans des conditions assez cool mais les choses vont se corser le long du Portugal. Avec 25-30 nœuds sous spi en Pogo 3, ce sera ambiance sous-marin. Ça va être hyper physique et crevant mentalement,
-Benoît Formet (série, 887) 

Les conditions vont se durcir à partir du Portugal. Il va falloir que je décide si je dois privilégier le matériel ou si je peux bombarder. Cela va dépendre de mon positionnement dans la flotte et de mes ambitions. L’étape s’annonce sportive avec peu de répit. Le report du départ a permis de bien se reposer avant de partir, c’était un mal pour un bien,
-Olivier Le Fichous (série, 721) 

 Parmi les skippers engagés, le Rochelais Félix de Navacelle participe à sa première Mini-Transat.
Félix de Navacelle juste avant le départ de la course dans son voilier de 6M50 / © Breschi, Mini-Transat
Félix de Navacelle juste avant le départ de la course dans son voilier de 6M50 / © Breschi, Mini-Transat
A 18 ans, la RochelaiseViolette Dorange est la plus jeune femme à participer à cette traversée de l'Atlantique en solitaire. A 15 ans, la navigatrice était déjà la première fille à avoir traversé la Manche sur un Optimist. Derniers instants sur les pontons ce samedi matin avant de partir pour l'aventure.
Séquence émotion avec Violette sur la page Facebook de la Mini-Transat.
 

Pourquoi le déaprt de la course a t-il été différé ?

"Lorenzo est en train de mourir, on peut partir": après 13 jours de stand-by dû à l'ouragan Lorenzo, 87 skippers ont pu enfin quitter samedi La Rochelle pour la renommée Mini-Transat, course transatlantique pour solitaires qui seront complètement coupés de la terre durant trois semaines.
 La Mini-Transat, créée en 1977 et sur laquelle des grands noms de la course au large ont fait leurs débuts, a connu de nombreuses péripéties tout au long de son histoire, comme en 2013 avec trois semaines de report. Cette année, c'est un enchaînement de plusieurs phénomènes météo importants qui a perturbé le plan de départ. La flotte devait initialement s'élancer le 22 septembre.
"D'abord, ce sont deux fronts très actifs qu'on n'avait pas vu venir à ce point-là. Ensuite la météo a encore empiré. Puis, troisième événement, notre ami Lorenzo nous a mis face à un problème jamais connu: s'il respectait sa trajectoire, ça allait mais s'il faisait un détour, là c'était la catastrophe", explique le directeur technique de la course, Jean Saucet, qui a préféré faire patienter la flotte.
 "C'est un principe de marin, on ne va pas en mer quand on sait que les conditions sont mauvaises. On est responsable si on les envoie où il y a des problèmes. Et on n'a pas du tout envie que gens en hélico risquent leur vie pour aller les chercher. Il y a trois sauveteurs en mer qui ont péri aux Sables-d'Olonne parce qu'ils étaient allés chercher quelqu'un sorti dans des conditions trop violentes", poursuit Jean Saucet.
Le 7 juin, trois sauveteurs de la société nationale de sauvetage en mer ont péri après le chavirage de leur navette, sortie en pleine tempête Miguel pour secourir un bateau de pêche

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