Les blocages des dépôts de carburants de La Rochelle levés à la mi-journée

© FTV
© FTV

Les professionnels du BTP ont suspendu leur mouvement de blocage des dépôts de carburants ce mardi à La Rochelle. Ils protestaient contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

Par Valérie Prétot

Les gérants des entreprises de BTP ont levé à la mi-journée les barrages des dépôts pétroliers de La Pallice à La Rochelle. En ce début de troisième journée d'occupation, les professionnels rassemblés devant les barrages s'étaient pourtant prononcés sur une poursuite du mouvement. 

On avait de l'espoir hier soir. C'était bonne ambiance, on espérait des nouvelles supplémentaires mais pour le moment ce n'est pas le cas. On a fait un pas en avant mais eux ne lâchent rien. On demande l'étalement de la taxe sur cinq ans. Si on nous dit que c'est possible, on libère les barrages, expliquait ce mardi matin l'un des manifestants,
- Nicolas Roirand, entrepreneur de travaux publics. 

Les professionnels du BTP ont été reçus lundi à Bercy par le ministre des Finances Bruno Le Maire. Ils doivent consulter leur base après avoir obtenu des "avancées" sur plusieurs de leurs revendications, mais pas sur un nouveau délai concernant la suppression de l'avantage fiscal sur le GNR.

Les gendarmes débloquent le dépôt pétrolier de Rennes

Les gendarmes ont libéré dans la nuit de lundi à mardi les accès au dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, dans la banlieue de Rennes, bloqué depuis jeudi par les entrepreneurs du BTP, afin d'assurer l'approvisionnement des stations-service, a annoncé la préfecture. L'opération s'est déroulée dans le calme selon le directeur de cabinet de la préfète d'Ille-et-Vilaine. Deux personnes ont été placées en garde à vue.

Un premier accès a été libéré vers 4 heures par 140 gendarmes et les quarante engins de chantier qui bloquent l'entrée principale étaient en train d'être déplacés.  Les entrepreneurs du BTP protestent contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

L'opération a été décidée par la préfète en raison des difficultés d'approvisionnement en carburant. La préfète avait pris lundi soir un arrêté réquisitionnant onze stations-service du département pour les véhicules prioritaires.

Sur le même sujet

Les + Lus