La Rochelle. Des urinoirs supplémentaires en phase test jusqu'à fin septembre

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Écrit par Floriane Padoan .

A La Rochelle, huit urinoirs supplémentaires pour hommes et femmes vont être installés dans des lieux festifs de la ville. Ces toilettes gratuites seront mises en place du 19 au 30 septembre en phase test, et peut-être rendus pérennes en fonction de leur efficacité.

Quatre toilettes pour hommes et femmes seront installés Cour du Temple, deux au Gabut, et deux autres place de la Fourche.

 « Au Gabut, la journée, il n’ y a pas de toilettes publics », observe Christophe Bertaud, conseiller municipal chargé de la vie nocturne à l’origine de l’initiative. « Les plus proches sont à 200 mètres ». La ville installera deux urinoirs pour hommes et femmes, dans ce quartier où il manque de toilettes publiques en journée.

Guy Besson président du comité de quartier au Gabut trouve l’idée « plutôt positive ». « Dans notre quartier, les gens se plaignent. Ça a toujours été, ce n’est pas nouveau. Il n’y a quasiment pas de toilettes publiques, ça fait défaut dans le secteur. »

« C’est une bénédiction », exprime Christian, commerçant au Gabut. Lui demande à la mairie «depuis des années» que des urinoirs soient installés. « Dans les descentes de parkings, il y a des endroits où on doit en permanence sauter par-dessus les excréments, les urines, des océans de vomi.. ».  

Vie nocturne et tourisme 

Mais la principale cause qui a motivé la mairie de La Rochelle a mettre en place cette phase test, du 19 au 30 septembre, est la vie nocturne et les incivilités qui peuvent aller avec, comme les odeurs d’urine dans la rue. « On a une concentration de jeunes ou de moins jeunes dans les bars. A 1 ou 2h du matin, ils vont tous uriner sur les murs. L’idée, c’est de leur offrir une alternative », explique l’élu à l’origine de cette initiative. C’est le Conseil de la nuit de La Rochelle qui a fait remonter le problème à la Marie. La forte présence des touristes l’été n’arrange pas la situation.

« Les riverains sont gênés, ça sent pas bon, la propreté urbaine doit nettoyer les urines avec des jets d’eau le lendemain. Ces incivilités entraînent des actions couteuses pour la ville. », mesure Christophe Bertaud.

 Une phase test jusqu'au 30 septembre 

Ces urinoirs prendront la forme de cabines fermées, qui pourront être à la fois utilisées par des hommes et par des femmes. «  C’était important de ne pas genrer ces urinoirs-là. Mais demain, on aimerait aller plus loin, avec des Uri trottoirs pérennes, voir ce qui existe pour hommes et femmes », précise Christophe Bertaud. A la fin de la période test, la Mairie aura des statistiques sur le volume d’urine retiré chaque matin.

Le conseiller municipal est confiant sur une mise en place pérenne d’ici l’année prochaine. L’expérimentation d’un mois se fait grâce à l’autorisation des architectes des bâtiments de France, car la ville est classée.

La mise en place à la mi-août est un peu tardive, selon le président du comité de quartier au Gabut. Un avis partagé par Christian, qui aurait aimé une concertation avec les riverains avant la mise en place de ce projet. Pour lui, la phase test n'a pas de sens: "Croyez-vous qu’il fasse faire un test pour savoir si on a besoin d’urinoirs en ville ?"

 

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