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La Rochelle : 47 “pisseurs” de glyphosate portent plainte contre l’État

Image d'illustration de prélèvements d'urines lors de tests pour mesurer le taux de glyphosate / © Nicolas Chigot (FTV)
Image d'illustration de prélèvements d'urines lors de tests pour mesurer le taux de glyphosate / © Nicolas Chigot (FTV)

L’affaire des "pisseurs involontaires de glyphosate" prend de l’ampleur.  À La Rochelle, 47 "pisseurs volontaires" vont eux aussi porter plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui".
 

Par Valériane Gouban

Suite à leur participation à une campagne d’analyse du glyphosate dans leurs urines, ce mercredi 24 juillet, 47 nouvelles personnes se sont rendues au tribunal de grande instance de La Rochelle pour porter plainte contre l’État. Ce ne sont pas les premières démarches de ce genre dans la région... Fin juin, 129 "pisseurs" poitevins, 92 charentais et début juillet, 47 deux-sévriens avaient fait de même auprès de leurs tribunaux respectifs. Cette nouvelle action confirme l’amplification du mouvement. En Poitou-Charentes, 315 plaignants demandent des comptes.

Ils reprochent à l’État d’avoir mis en danger de la vie d’autrui en autorisant l’utilisation du glyphosate. Cette molécule - principe actif du célèbre Roundup, désormais libre de droits et présente dans d’autres produits - se retrouve dans les sols, les rivières, les nappes phréatiques ou encore les aliments. Autant de choses qui expliquent le fait que le pesticide soit ensuite présent dans les urines des « pisseurs volontaires ».

Le pesticide est classé "cancérigène" probable

Ce qui pousse ces citoyens à attaquer l’État en justice, ce sont les taux du pesticide parfois très importants présent dans leurs urines. Pour rappel, le glyphosate est classé depuis le 20 mai 2015 « cancérigène probable » par le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS.
 

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