Angoulême. Le corps de Paquita Parra sera exhumé pour de nouvelles analyses

Voiture calcinée de Paquita Parra (octobre 2002) / © MaxPPP
Voiture calcinée de Paquita Parra (octobre 2002) / © MaxPPP

Plus de 20 ans après la découverte du corps calciné de la jeune femme dans sa voiture à Puymoyen (Charente), de nouvelles analyses seront effectuées afin d’essayer de déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Par Lionel Gonzalez

Selon nos confrères de la Charente Libre, le 4 septembre prochain, des techniciens de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) se rendront au cimetière de Villebois-Lavalette (Charente) où est inhumée Paquita. Son corps sera exhumé et placé dans un cercueil sous scellé plombé. Il sera ensuite transféré au laboratoire du service spécialisé, à Rosny-sous-Bois.

Toujours selon nos confrères, c’est le juge en charge de l’affaire, Vincent Raffray qui a pris cette décision afin d’essayer de résoudre cette mystérieuse affaire, classée parmi les plus énigmatiques de cette dernière décennie en Charente.

Nos confrères de la Charente Libre ajoutent qu'à l'époque, "les expertises avaient simplement permis de déterminer que Paquita était décédée avant que son corps ne soit brûlé. Seul élément objectif que les enquêteurs avaient pu établir à l’époque. L’intensité de l’incendie avait détruit tout le reste."

Aujourd'hui, les nouvelles techniques pourraient permettre de savoir comment la jeune femme a été tuée, et peut-être même trouver une trace ADN de son meurtrier. L'ensemble du dossier a été analysé par le logiciel ANACRIM.

De nouvelles auditions ont eu lieu ces derniers mois, et jamais, les enquêteurs n'ont semblé aussi proche de trouver le meurtrier de Paquita Para.
 

Rappel des faits

Le 4 décembre 1998, le corps de Paquita Parra est retrouvé carbonisé dans sa voiture à Puymoyen au sud d'Angoulême.
En 2010, les investigations sont clôturées. Faute de preuve, l'information judiciaire débouche sur un non-lieu.
En 2018, soit, vingt ans après ce meurtre, le procureur de la république d'Angoulême avait rouvert une information judiciaire au regard de charges nouvelles.
En juin 2018, des élèves d'un collège du nord du département de la Charente avaient découvert dans un bois, des effets personnels de Paquita (porte chèque, cartes de fidélité de différentes enseignes, à son nom…).

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