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Bagarres mortelles : douze ans de réclusion criminelle pour l'accusé

Maître Marinne Atrous-Lemouëllic, avocate de la partie civile, discute de la sanction requise par la procureur de la République à l'encontre de Shams Dean Boukoucha avec ses clients. / © FTV
Maître Marinne Atrous-Lemouëllic, avocate de la partie civile, discute de la sanction requise par la procureur de la République à l'encontre de Shams Dean Boukoucha avec ses clients. / © FTV

Les faits se sont déroulés en septembre 2014. Aujourd'hui, Shams Dean Boukoucha est accusé de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a été condamné à douze ans de réclusion criminelle par les jurés de la cour d'Assises de Charente.

Par Yleanna Robert

Depuis lundi 26 février, la cour d'Assises de Charente examine une affaire de coups mortels datant de septembre 2014. En moins de 24 heures, deux jeunes Angoumoisins se sont violemment battus, à trois reprises, dans le quartier de la Grande-Garenne à Angoulême (16). Le lendemain matin, Walid Letaief, l'un des deux jeunes, a été retrouvé mort dans la chambre d'un appartement du quartier. 

Le coupable présumé, Shams Dean Boukoucha, aujourd'hui âgé de 23 ans, a été jugé pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Au terme de la plaidoirie de la défense, il a demandé pardon à la famille de la victime, qui avait fait le déplacement depuis le Qatar, le Canada ou encore l'Arabie Saoudite.

Ce mercredi 28 février, la procureur de la République a demandé douze ans de réclusion et les jurés de la cour d'Assises de Charente ont suivi ces réquisitions. Cette décision est un soulagement pour les membres de la famille de Walid Letaief. "Nous sommes satisfaits du jugement, affirme Amdei Letaief, frère de la victime. J'espère qu'on a rendu un petit hommage à notre frère."
Bagarres mortelles : la procureur réclame douze ans de réclusion criminelle
Un reportage de Jérôme Deboeuf, Cécile Landais et le monteur avec les interviews de maître Marianne Atrous-Lemouëllic, avocate de la partie civile ; Amdei Letaief, frère de la victime et maître Lionel Béthune de Moro, avocat de la défense.

Pour l'avocat de la défense, maître Lionel Béthune de Moro, la peine demandée est excessive. "Je la trouve excessivement sévère s'agissant de faits volontaires mais avec des conséquences involontaires", regrette-t-il. 

La défense a toutefois annoncé que son client ne ferait pas appel de la sanction prononcée de la cour d'Assises.


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