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Entrez sur la base de maintenance de la LGV Tours-Bordeaux à Villognon (Charente)

La LGV Tours Bordeaux compte trois bases principales de maintenance : en Indre-et-Loire, en Charente-Maritime et en Charente. C'est dans ce département que se situe le siège social de MESEA en charge de l'entretien du réseau à grande vitesse. Partez à la découverte de la base de Villognon.
Un motolorry sur la base de maintenance de Villognon en Charente
Un motolorry sur la base de maintenance de Villognon en Charente © France 3 Poitou-Charentes / J. Deboeuf
Sur la base de Villognon, il y a dehors des rails pour accueillir les motrices d'entretien des voies et dedans, la caverne d'Ali baba de la maintenance ferroviaire. Selon Jean-Bruno Delrue, président de MESEA, "la base de maintenance, c’est l’endroit où l’on retrouve tous les équipements qui nous permettent de travailler sur la ligne, sur la voie. On y trouve également notre stock de pièces de rechanges, cartes électroniques, pièces dédiées à la caténaire ou à la voie. Et c’est là que se retrouvent le matin, le soir en début de nuit, nos équipes avant de partir travailler."

Ces équipes doivent surveiller les infrastrcutures : pendant plusieurs mois, elles ont été formées à détecter la moindre anomalie. Pour ce faire, leur principal outil est le motolorry, dont Sébastien Silvestrini, directeur de la base de maintenance de Villognon nous explique la fonction : "Ces lorries sont exclusivement dédiés à la tournée. Ils vont nous permettre de travailler la nuit et d’éclairer suffisamment la voie et la caténaire pour pouvoir surveiller le système traverses/attaches, le ballaste, faire la surveillance de nos rails, et aussi surveiller la caténaire et le fil porteur."

Assurer la sécurité de la ligne à grande vitesse, telle est la mission des équipes de MESEA. Le centre de supervision de la base est là pour surveiller le trafic et apporter en temps réel les informations utiles à cette mission. Avec ce réseau de surveillance, "on sait constamment où se situe le train, à quelle vitesse il roule", explique Stéphane Brizard, le responsable du centre de supervision MESEA. "Le train en amont, le train en aval aussi, car forcément tout est lié : Si un train ralentit devant, les autres doivent le savoir immédiatement. A 320 km/h, on ne peut pas se permettre de loupé."
Le centre de surveillance de la LGV à Villognon (Charente)
Le centre de surveillance de la LGV à Villognon (Charente) © France 3 Poitou-Charentes / J. Deboeuf

Ces équipes seront très attentives aux premiers jours de l'exploitation commerciale de la ligne. Jusqu'à présent seules quelques rames d'essai utilisent ces rails. Mais après ses débuts officiels ce week-end, ce sont 80 trains qui emprunteront quotidiennement la LGV Tours-Bordeaux.

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Découverte de la base de maintenance de Villognon


En février dernier, François Hollande était venu inaugurer la LGV sur cette base de Villognon, juste avant qu'il ne rende les clés du Palais de l'Élysée. C'est pendant son discours qu'un coup de feu avait accidentellement été tiré, blessant deux personnes


 

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