La manufacture charentaise placée en redressement judiciaire

Renaud Dutreil, accompagné de son avocat, au sortir de l'audience du tribunal de commerce ce jeudi / © Cécile Landais (FTV)
Renaud Dutreil, accompagné de son avocat, au sortir de l'audience du tribunal de commerce ce jeudi / © Cécile Landais (FTV)

Depuis quelques semaines, la mauvaise passe du fabriquant de charentaises était connue. 108 salariés travaillent dans cette entreprise qui regroupe désormais les 4 maisons historiques du département.

Par Marie-Ange Cristofari

Quatorze mois après leur rachat par Renaud Dutreil, revoilà le destin des salariés aux mains du tribunal de commerce d'Angoulême. Cette procédure va leur permettre de toucher leurs payes de juillet, via le fonds de garantie des salaires.

Àl'issue de 2 heures d'audience, les juges ont décidé d'une période d'observation de 6 mois. Un mandataire judiciaire, et un juge commissaire doivent rendre un premier rapport dans deux mois.
 

Recherches et diagnostics


En parallèle, Renaud Dutreil, actionnaire principal, continue d'exercer la fonction de directeur par intérim (suite à la démission du précédent en avril dernier). Il recherche une nouvelle équipe de direction et dit espérer de nouveaux partenaires financiers. Il est également en contact avec Patrick Durand. Ce spécialiste du diagnostic en entreprise a déjà sauvé de la faillite les chaussure pour enfants Pom d'Api.

De son côté, Force Ouvirère, seul syndicat représentant les salariés, va demander un audit par un cabinet d'experts indépendants. 
 

Quelles dettes ?


Après un redémarrage réussi - aux dires de l'ancien ministre de Jacques Chirac - en 2018, le groupe accuserait un passif d'environ un million d'euros, d'après l'ancien directeur. Aucun chiffre n'a été rendu public ce jeudi à l'occasion de cette première audience au tribunal de commerce.

Le redressement judiciaire prononcé aujourd'hui permet de geler les créances en cours et de poursuivre l'activité.

A sa création, la manufacture charentaise s'est principalement adossée à Rondinaud, marque historique de charentaise. Mais 3 autres anciennes entreprises la composent : la manufacture Degorce, Ferrand de Villebois-Lavalette et Laubuge de Mornac. Ces sites de production ont été abandonnés, au profit de la seule usine Rondinaud, établie à Rivières.

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