Le proxénète de Charente a été condamné à 30 ans de prison dont 20 ans de sûreté

Timothée Munz a été condamné ce vendredi à 30 ans de prison dont 20 ans de sûreté par la cour d'assises de Charente. Il a été reconnu coupable d'actes de torture, de barbarie, de viol et de proxénétisme.

 
© Bruno Pillet, FTV
Les jurés de la cour d'assises de Charente ont suivi les requisitions de l'avocat général, ils ont condamné ce vendredi en fin de journée, Timothée Munz à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 20 ans. Il a été reconnu coupable de tous les chefs d'accusation.
Le jeune homme de 28 ans comparaissait depuis mercredi devant la cour d'assises pour actes de torture et de barbarie, viol et  proxénétisme. La victime, une jeune femme de 24 ans au moment des faits en 2016, a été battue,séquestrée, brûlée et violée. Elle a subi 34 fractures sous les coups de son agresseur, elle a été défigurée par les coups.

Instable et solitaire 

Ce matin les experts psychologiques ont évoqué la personnalité de l'accusé qualifié d'instable et de solitaire. Auncune pathologie mentale n'a été retenue mais les psychologues ont évoqué une carence de la figure paternel et un parcours éducatif marqué par un décrochage scolaire et une consommation d'héroine depuis l'adolescence.

Un enfant né et élevé dans une favela au Brésil

Au cours de l'audience, Timothée Munz a reconnu les faits de proxénétisme mais il a nié les autres accusations et s'est rapidement muré dans un mutisme.  

Quand on connaît son parcours et l'homme comme je le connais, je ne suis pas surpris, j'y vois une sorte de fragilité et une difficulté à s'exprimer, 
-Sébastien Grolleau, avocat de la défense.

Lors de sa plaidoirie, l'avocat a tenté de minimiser l'implication de l'accusé.

Depuis 2 ou 3 jours, nous voyons des images terribles de l'une des victimes. Nous n'étions même plus capables de voir ce qui était en faveur de Timothée Munz,
-Sébastien Grolleau, avocat de la défense.

De son côté, l'avocat des parties civiles a estimé que le verdict était d'une sévérité absolue.

Je pense qu'il est passé à côté du procès et de la possibilité pour lui de verbaliser ce qui était la réalité des faits mais aussi sa personnalité qui nous a interrogé puisqu'il s'agissait d'un enfant né et élevé dans une favela au Brésil avant d'être adopté par une famille française, il n'a absolument pas lâché les digues,
-Lionel Bethune-De-Moro, avocat des parties civiles.

 
Les avocats des parties civiles
Les avocats des parties civiles © FTV
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