Saint-Genis-d'Hiersac (16) : deuxième et dernier jour du procès pour meurtre au déambulateur

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Écrit par Christina Chiron
© Bruno Pillet

Le procès pour meurtre d'une femme de 66 ans se poursuit ce vendredi devant les Assises de la Charente. Elle est accusée d'avoir tuée son mari en décembre 2015, à Saint-Genis-d'Hiersac. L'avocat général a requis 30 ans de réclusion criminelle

Pour ce deuxième et dernier jour de procès, l’avocat général Jean-David Cavaillé a requis ce vendredi matin une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Danièle Louis, assortie d’une période de sûreté de 15 ans. 

Cette sexagénaire comparaît depuis hier matin devant les Assises des la Charente pour le meurtre de son mari Christian Gonda en décembre 2015 à Saint-Genis-d'Hiersac (16)

L'accusée, âgée de 66 ans, lui aurait porté des coups mortels, avec des armes inhabituelles : un déambulateur et un balai.

Les époux, tous les deux originaires de Belgique, faisaient régulièrement parler d'eux dans la commune de Charente pour des disputes et des violences conjugales.

La victime avait notamment déposé une plainte quelques mois avant les faits.

Deuxième et dernier jour de procès
Ce vendredi matin, l'accusée est apparue une nouvelle fois à l'audience émue, visage émacié.

Danièle Gonda était amoureuse de son époux, un amour de jeunesse. Alors pourquoi l'avoir tué il y a 3 ans ? C'est la question à laquelle doivent répondre jurés et magistrats. 

Un début d'explication réside peut-être dans le quotidien du couple. Depuis 2001, Christian Gonda était fortement diminué. Contrainte à une vie qui ne lui convenait plus, les violences deviennent alors quotidiennes. 

Concernant la personnalité de l'accusée, les experts interrogés ce matin la décrivent comme impulsive, alcoolique et ayant du mal à se remettre en question. 


Autre poursuite
Dans cette affaire, une personne comparaît libre. Il s'agit du fils de l'accusée, un homme de 40 ans poursuivi pour non assistance à personne en danger.

Témoin de la violence subie par son beau-père, il n'a jamais contacté les services de police et n'a eu aucune réaction en découvrant la victime.

Pas de partie civile
Chose rare, dans ce procès, personne ne s'est porté partie civile. Pas même les enfants de la victime, issus d'un premier mariage. Ils sont absents de l'audience.

Le verdict est attendu ce vendredi soir. L'accusée encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le compte rendu de Bruno Pillet et Cécile Landais


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