Le service de bus perturbé ce mardi à Angoulême suite à l'agression d'un chauffeur

Bus STGA (au dépôt) - Angoulême / © Cécile Landais - France Télévisions
Bus STGA (au dépôt) - Angoulême / © Cécile Landais - France Télévisions

Le réseau de bus a été perturbé ce mardi. Le CHSCT a décidé d'organiser une journée blanche afin de protester contre des agressions à répétition qui visent les chauffeurs.

Par Valérie Prétot

Aucun bus ne n'a circulé ce mardi 12 novembre à Angoulême entre 9 heures et 16 heures. Cette journée blanche a été décidée suite à une nouvelle agression de chauffeur qui s'est déroulée vendredi après-midi sur la ligne B du réseau STGA.

Un usager a craché sur un conducteur de bus du Service de transports du Grand-Angoulême qui n'avait pas de pièces pour lui rendre la monnaie. L'usager serait un récidiviste qui aurait déjà craché sur une conductrice, il y a moins de deux mois. Il s’agit de la quatrième agression constatée en moins de six mois, visant les chauffeur de bus. Et c'est la deuxième fois que ce même client a ce type de comportement avec un chauffeur de la compagnie de bus.

La décision de stopper le travail a été prise collectivement après une réunion exceptionnelle qui s'est tenue vendredi soir. Collectivement, les représentants du personnel et la direction ont décidé de mettre en place cette "journée blanche". Cela a permis de prévenir les voyageurs suffisamment tôt, avec des horaires choisis afin que les clients puissent embaucher et débaucher. Les entrées et sorties scolaire ont ainsi pas été impactées.

Cette journée de soutien est autorisée en accord avec la direction de l'entreprise. Mais il est important de faire comprendre aux usagers pourquoi les bus sont à l'arrêt.
- Jean-François Hurvoy, conducteur de bus, délégué syndical FO

► Voir le trafic des bus sur le site internet stga.fr

Ce qu'il s'est s'est passé ce vendredi 8 novembre sur la ligne B

Un voyageur a voulu monter par la porte du milieu du bus. Le conducteur lui a rappelé qu'il devait monter par la porte avant et s'acquitter d'un titre de transport. Le client a accepté de payer un titre de transport en donnant alors un billet de 20 euros. Le chauffeur du bus lui rend la monnaie en pièces (seule monnaie qu'il possède dans sa caisse). Le passager n'a pas accepté de recevoir un rendu de monnaie en pièce et après avoir refusé de voyager, a repris son billet et a craché au visage du conducteur.

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