Cherche ovocytes et spermatozoïdes en Nouvelle-Aquitaine !

© pixabay
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L'agence de la biomédecine lance du 2 au 26 novembre 2017, une campagne de recrutement de donneurs d'ovocytes et de spermatozoïdes. Des centaines de personnes comptent sur cette générosité pour voir aboutir leur désir d'enfants en Nouvelle-Aquitaine.

Par Hélène Abalo

D'un côté, des femmes et des hommes qui se sont lancés dans un parcours d'assistance médicale à la procréation... Beaucoup. De l'autre, des donneurs d'ovocytes et de spermatozoïdes… Mais pas assez. Pourtant, cette générosité est indispensable pour satisfaire le désir d'enfants de centaines de personnes et réduire les délais encore trop longs.

En 2015, en France, 540 femmes ont donné des ovocytes et 255 hommes, des spermatozoïdes. Grâce à eux, 1 227 enfants sont nés mais pour prendre en charge l'intégralité des couples demandeurs, il faudrait multiplier par 2.5 le nombre de donneuses et passer le nombre de donneurs de 255 à 300.

C'est pour informer et tenter de convaincre les donneurs potentiels que l'agence de la biomédecine lance une campagne du 2 au 26 novembre partout dans le pays.

►plus d'infos sur : Don de spermatozoïdes
►plus d'infos sur : Don d'ovocytes


En Nouvelle-Aquitaine, au 31 décembre 2015, 280 couples étaient en attente d'un don. Pourtant, ces dons sont véritablement porteurs d'espoir. Ainsi, toujours en 2015, 173 couples ont pu bénéficier d'une AMP (50 avec dons d'ovocytes, 113 avec dons de spermatozoïdes) et 98 enfants ont pu voir le jour dans la région grâce à ces dons.

En Nouvelle-Aquitaine, le centre de don se trouve au CHU de Bordeaux, au service de biologie de la reproduction.

© H.A - France 3 Limousin
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Qui peut donner ?

Avant tout de chose, il faut rappeler les principes éthiques de base : le don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) est anonyme et gratuit. Il nécessite un libre consentement. Pour donner il suffit d'être en bonne santé et avoir entre 18 et 37 ans pour les femmes et entre 18 et 45 ans pour les hommes.

Pour recevoir, avant une possible évolution de la loi, il faut être un couple, composé d'un homme et d'une femme, en âge de procréer mais qui qui ne peuvent pas réaliser leur désir d’enfants pour des raisons médicales.

Vers une évolution de la loi

En juin 2017, le conseil consultatif national d'éthique a donné un avis favorable à l'assistance médicale à la procréation à toutes les femmes.

"(…) l’analyse du CCNE, s’appuyant sur la reconnaissance de l’autonomie des femmes et la relation de l’enfant dans les nouvelles structures familiales, le conduit à proposer d’autoriser l’ouverture de l’IAD à toutes les femmes. Il considère que l'ouverture de l’AMP à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles. Cette souffrance doit être prise en compte car le recours à une technique déjà autorisée par ailleurs n'implique pas de violence dans les relations entre les différents acteurs."

Cette possibilité pourrait être mise en œuvre en 2018 après la concertation nécessaire à l'évolution de la loi bioéthique.




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