Maltraitance animale : 60 moutons morts et 80 évacués dans une ferme de Corrèze

L’association de protection des animaux de ferme OABA est intervenue ce jeudi 4 février à Saint-Rémy, en Corrèze, avec la gendarmerie et les services vétérinaires, pour évacuer d’un élevage des animaux maltraités.

Les animaux survivants ont été transférés dans une autre ferme corrézienne.
Les animaux survivants ont été transférés dans une autre ferme corrézienne. © Mathilde Brazeau

L’association OABA (Oeuvre Assistance aux Bêtes d'Abattoir) parle d’"une des pires scènes jamais découvertes". Elle a participé ce matin, 4 février, à l'évacuation d'animaux victimes de maltraitance dans une ferme de Saint-Rémy, en Corrèze. La direction des services vétérinaires était également sur place.

"On est entré dans la stabulation, et on a découvert des animaux qui se trouvaient sur plus d'un mètre de déjections. A l'extérieur, des ossements et des cadavres", témoigne Dimitri Nguyen, assistant de direction de l'association. OABA.

Le bilan établi par les gendarmes est en effet marquant : 32 cadavres de brebis, et 27 d'agneaux. Environ 80 animaux survivants ont pu être évacués vers une autre ferme du départemen, ils seront surveillés pendant deux mois.

L’association Oaba parle d’"une des pires scènes jamais découvertes".
L’association Oaba parle d’"une des pires scènes jamais découvertes". © Oaba

Manque de nourriture

Selon le responsable de l’association présent sur place, Dimitri Nguyen, ce sont les conditions de vie des animaux qui sont à l’origine des décès : "C’est un manque de nourriture et d’abreuvement. Beaucoup d’agneaux semblent morts de faim. Il y a aussi des problèmes peut-être liés à la gale."

Certains animaux pourraient être touchés par la gale.
Certains animaux pourraient être touchés par la gale. © Mathilde Brazeau

Suites judiciaires

On ne connaît pas précisément ce qui a entraîné ces mauvais traitements, mais l’éleveuse, une femme de 84 ans, ne semblait plus en capacité de s’occuper de ses animaux.

Pour l’association OABA, ce n’est pas une situation isolée. Dimitri Nguyen explique : "On a retiré 1800 animaux l’année dernière. Cette année, en deux mois, on a déjà atteint la moitié de ce chiffre. Le mal-être d’un éleveur se répercute sur ses animaux."

Cette affaire aura des suites judiciaire, l’association a l’intention de se constituer partie civile.

 

 

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