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Coup de tonnerre dans le pays basque : Fagor en redressement judicaire

Le groupe espagnol Fagor, 5ème fabricant européen de frigos et d’équipements électroménagers, et fleuron de la coopérative basque Mondragon, est au bord du dépôt de bilan. La société a besoin de 120 millions pour survivre.
L'usine Fagor à Montragon au Pays Basque
L'usine Fagor à Montragon au Pays Basque © RAFA RIVAS / AFP

Fagor qui est implanté de l’autre côté de la frontière à San Sébastien accuse une dette de 830 millions d’euros selon les médias espagnols.
Le groupe qui emploie 5700 salariés a entamé des négociations avec ses créanciers pour trouver une solution d’ici 4 mois sans quoi il sera contrait de déposer le bilan.
L'usine Fagor à Mondragon
L'usine Fagor à Mondragon © RAFA RIVAS / AFP

Selon le porte-parole du gouvernement régional basque, Josu Erkokera, qui a réagi aux rumeurs d'un dépôt de bilan imminent de Fagor,

il s'agit de "la pire nouvelle économique"

de l'année pour la région, où travaillent quelque 2.000 salariés du groupe.

Son endettement a été provoqué par une baisse des ventes de 40 % en Espagne et le rachat de la marque Brandt en 2005 que la société n’a pas digéré.

La presse espagnole indique qu’un plan social de 2700 licenciements a été annoncée ainsi que la fermeture de 8 usines sur 13. La direction ne confirme pas pour l’instant.

FAGOR compte treize usines dans cinq pays: Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine.


La coopérative de Mondragon
Nichée dans une vallée basque, la coopérative de Mondragon, née il y a plus d'un demi-siècle de l'imagination d'un prêtre, est un conglomérat tourné vers l'international, diversifié et jusque-là présenté comme un miracle économique au cœur d'une Espagne en crise.
Le groupe compte treize usines dans cinq pays: Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine est implanté dans une vingtaine de pays et emploie plus de 83.500 personnes (dont 35.000 au Pays Basque et 35.000 dans le reste de l'Espagne) dans des activités aussi diverses que l'électroménager, les équipements pour voitures, les machines industrielles ou le matériel sportif.
La plus grande partie de l'activité reste en Espagne, grâce notamment à une gestion sur le modèle coopératif: la majorité des salariés sont associés dans les différentes sociétés du groupe, élisent leurs dirigeants en assemblée et décident des principales orientations, en matière de salaires par exemple, permettant des réponses flexibles face à la crise.
En mai 2012, les employés de Fagor avaient ainsi décidé de réduire leurs salaires de jusqu'à 7,5% et accepté le principe de mobilité.
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